Modjo
Life @ M0dj0land
Pokerstars SCOOP vs Winamax Series : le fight !
Le mythe de David contre Goliath a la peau dure, et pour cause. L'histoire est un éternel recommencement et s'il est un domaine qui n'échappe pas à la règle c'est bien les compétitions sportives où chaque grande époque a été marquée par des oppositions d'anthologie entre un champion et son challenger : Ali contre Frazier, Senna contre Prost, Federer contre Nadal, OM vs PSG, Messi contre Ronaldo.... ces grands combats ont toujours soulevé l'enthousiasme des foules et généré des kilomètres de commentaires et comparatifs plus ou moins bien inspirés.
Ceci est un blog de poker et en la matière, notre PPF alias "paysage du poker français" nous offre une confrontation où deux adversaires s'affrontent sans concession : Pokerstars et Winamax. Lundi 9 avril s'est achevée la série de tournois online Winamax Series III, programmée en même temps que la série du Pokerstars SCOOP 2012.
Cette concurrence exacerbée et la concomitance des deux événements, qui ne saurait être fortuite, offre l'occasion d'un beau combat entre les deux poids lourds du poker online français. Lors du dernier match, Pokerstars a mis K.O. Winamax sans discussion possible. Mais depuis les dernières éditions respectives des deux séries, beaucoup de choses ont changé.
Primo, le Black Friday est passé par là, le dernier SCOOP ayant été joué en mars 2011. Secundo, Winamax a chipé à Pokerstars son fauteuil de N°1 français, c'est en tout cas ce que nous dit le site Pokerscout qui tient à jour les trafics du poker online mondial et place Winamax en 6ème place mondiale et Pokerstars deux rangs en dessous.
J'ai donc fait chauffer la calculette et empilé les stats pour voir si les W Series étaient à la hauteur du statut de N°1 français de leur organisateur, et si le SCOOP gardait sa ceinture de champion face à son éternel challenger.
L'exercice est à prendre sur le mode 'conditionnel', étant bien entendu que Pokernews tirera un bilan complet après la fin du SCOOP, mais quelques évidence s'imposent à mi-parcours du championnat online printanier de Pokerstars. S'il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif, les chiffres obtenus lors des précédentes séries et les tendances actuelles du SCOOP 2012 à mi-parcours sont des indicateurs assez fiables pour comparer les deux séries. A noter que je ne tire aucun bilan 'qualitatif', ni n'est pris en compte les éventuel 'bonus' octroyés dans les classements divers et variés.
Pour rappel : le Pokerstars SCOOP 2012 s'étend du 1er au 15 avril avec 34 tournois au programmes (17 events à deux niveaux de buy-in) tandis que les Winamax Series se sont déroulées du 1er avril au 8 avril avec 27 tournois proposés.
J'ai arrêté ce comparatif à 18 tournois côté SCOOP, mais on peut noter que les tournois les plus récents ont vu les tendances positives de la série s'affirmer avec notamment des dépassements de garanties toujours plus importants. A noter aussi que vous pouvez retrouver un bilan des W Series vu par Winamax sur leur site internet.
Pokerstars SCOOP 2012 : faster, better, stronger
La conclusion de cette étude qui compare les 27 tournois W Series III avec les 18 premiers tournois SCOOP 2012 est sans appel : un tournoi SCOOP coûte en moyenne 30% moins cher qu'un tournoi W Series, attire 27% plus de joueurs, propose 28% de prizepool supplémentaire et des premier prix pour les vainqueurs supérieurs de 55%.
Les deux tableaux ci-dessous récapitulent les chiffres-clés des deux séries tels que publiés par leurs organisateurs respectifs. Le premier tableau totalise ces chiffres en termes de buy-ins cumulés, de participation globale, de prizepools totaux et compare la somme des premiers prix enregistrés dans les tournois étudiés.
| Totaux tournois | Buy-ins* | Joueurs | Prizepools | 1 ers prix |
|---|---|---|---|---|
| POKERSTARS (18 Tournois) | 1.540 € | 58.742 | 2.150.148 € | 321.479,25 € |
| WINAMAX (27 Tournois) | 3.310 € | 69.192 | 2.511.682 € | 309.935 € |
* Hors rebuys/add-ons
Le deuxième tableau propose une moyenne par tournoi, sachant que ce calcul intègre le tournoi à 1.000€ des W Series alors que le Main Event à 1.000€ du SCOOP 2012 reste à jouer, une différence toutefois pondérée par le fait que Winamax a intégré aux W Series III deux éditions du Sunday Surprise (Events #5 et #27), tournoi low-cost (10€) le plus populaire de la room, qui à eux seuls ont attiré 15.385 joueurs soit 22% du total de la série.
| Moyenne par tournoi | Buy-in* | Joueurs | Prizepool | 1er prix |
|---|---|---|---|---|
| POKERSTARS (18 Tournois) | 86 € | 3.263 | 119.452 € | 17.859,96 € |
| WINAMAX (27 Tournois) | 123 € | 2.563 | 93.025 € | 11.479 € |
Comparatif en excluant le High Roller de Winamax et les Sunday Surprise W Series
Dans un souci d'équité, voici les chiffres pondérés en retirant le High Roller des W Series qui déséquilibre le coût moyen des buy-ins de la série de Winamax sachant que l'équivalent SCOOP 2012 le Main Event à 1.000€ ne sera joué qu'en fin de semaine. J'ai aussi retiré les deux Sunday Surprise, tournois "réguliers" qui faussent les résultats si on décide de retirer le tournoi le plus cher des W Series et de garder ces deux low-cost à forte participation.
Dans cette configuration on constate que l'écart en termes de buy-in moyen est réduit à 10%, mais le SCOOP reste largement devant en termes de participation, de prizepool et de premiers prix.
| Totaux tournois | Buy-ins* | Joueurs | Prizepools | 1 ers prix |
|---|---|---|---|---|
| POKERSTARS (18 Tournois) | 1.540 € | 58.742 | 2.150.148 € | 321.479,25 € |
| WINAMAX (24 Tournois) | 2.290 € | 53.572 | 2.149.967 € | 242.971 € |
| Moyenne par tournoi | Buy-in* | Joueurs | Prizepool | 1er prix |
|---|---|---|---|---|
| POKERSTARS (18 Tournois) | 86 € | 3.263 | 119.452,67 € | 17.859,96 € |
| WINAMAX (24 Tournois) | 95 € | 2.232 | 89.582 € | 10.124 € |
Comparatif en incluant les Main Events Pokerstars SCOOP
Si on garde le High Roller et les deux Sunday Surprise dans l'éventail des tournois W Series tout en rajoutant les tournois Main Event du Pokestars SCOOP, l'écart se resserre un peu plus mais reste conséquent avec la même conclusion. Jouer les W Series coûte plus cher et donne accès à des prizepools largement inférieurs (de 42%) avec un même déficit en ce qui concerne les premiers prix (de 35% en moyenne).
Note : pour ce comparatif "hypothétique", j'ai appliqué une hypothèse de 5.760 joueurs sur le Main Event SCOOP à 10€ (dépassement de 29,6% de la garantie) et de 1.052 joueurs sur le Main Event à 1.000€ (pas de dépassement de garantie). A titre indicatif, le Main Event 'Bas' avait attiré 5.684 joueurs en 2011 et le 'Haut' 1426 joueurs pour un buy de 500€ et une garantie de 500.000€.
Dans ce cas, on constate que si les W Series coûtent moins cher en moyenne (123€ contre 132€) elles offrent quasiment moitié moins de prizepools en moyenne, avec des premiers prix moyens 2,5 fois supérieurs.
| Totaux tournois | Buy-ins* | Joueurs | Prizepools | 1 ers prix |
|---|---|---|---|---|
| POKERSTARS (20 Tournois) | 2.640 € | 65.554 | 3.409.348 € | 540.359,25 € |
| WINAMAX (27 Tournois) | 3.310 € | 69.192 | 2.511.682 € | 309.935 € |
| Moyenne par tournoi | Buy-in* | Joueurs | Prizepool | 1er prix |
|---|---|---|---|---|
| POKERSTARS (20 Tournois) | 132 € | 3.278 | 170.467,40 € | 27.017,96 € |
| WINAMAX (27 Tournois) | 123€ | 2.563 | 93.025€ | 11.479€ |
Pokerstars.fr remporte haut la main le match des Series online
Côté Winamax on pourra se satisfaire d'avoir fait grandir les W Series avec une progression globale de 30% ou plus dans tous les secteurs importants. Les tournois Winamax Series III ont ainsi enregistré une participation moyenne en hausse de 31% (2562 joueurs par tournoi contre 1942) et un nombre total de buy-ins en pogression de 37%. Le prizepool global de la série augmente de 29%, le tout étant en accord avec l'augmentation de la garantie globale de la série (+33%) pour un coût global supérieur de 5% (hors rebuys, add-ons et re-entrées). Malgré cette progression honorable, les chiffres de Winamax restent bien en deçà de ceux de sa concurrente.
Chez Pokerstars, la progression de la participation est comparable (3263 joueurs par tournoi contre 2539 en 2011, soit +28%) mais pour des volumes bien plus importants avec des dépassements moyens de garanties supérieurs (29,6% contre 25,5%) et un prizepool total qui augmente de +16% en moyenne sur les 18 premiers tournois.
Bien entendu il faudra revenir sur ces chiffres à la fin du SCOOP 2012, mais je vous propose ci-dessous un comparatif étendu entre les deux dernières éditions des deux séries. On peut y constater que si Winamax enregistre une progression relative plus importante et rattrape en partie son retard d'une série à l'autre, le fossé reste important entre les deux championnats concurrents.
Pokerstars SCOOP vs Winamax Series : bilans chiffrés
Après une édition inaugurale en mars 2011, Winamax a lancé une deuxième vague de ses Series en octobre dernier avec un programme de 26 tournois tandis que Pokerstars avait offert 30 tournois pour sa première édition du SCOOP version française.
Ce premier comparatif révèle que le SCOOP 2011 a surpassé les Winamax Series II sur tous les plans, que ce soit au niveau du prizepool total, celui du nombre de buy-ins enregistrés ou encore de prizepool moyen par tournoi.
Par ailleurs le SCOOP 2011 a dépassé son prizepool garanti global de 47% tandis que celui des Winamax Series a dépassé le sien de 24%, avec un prizepool final chez Pokerstars.fr de près du double de celui de Winamax.fr. Le tout donne un prizepool moyen de 72.062€ par tournoi pour les Winamax Series contre 123.000€ pour le SCOOP, donnant là encore l'avantage à Pokerstars au regard du peu de différence (4 tournois) entre les deux compétitions.
Autre constatation, jouer l'intégralité des Winamax Series II coûtait 15% plus cher in fine que jouer le SCOOP 2011, ce qui a rendu le SCOOP d'autant plus attractif. Pour chaque euro dépensé en jouant tout le SCOOP 2011, on pouvait prétendre à un prix moyen global de 1.215€ contre 578€ pour les Winamax Series. Même en pondérant ces chiffres par le fait qu'ils ne tiennent pas compte du nombre de rebuys ou add-ons supplémentaires, le SCOOP apparaît ainsi deux fois plus "intéressant" en termes financiers purs.
| Winamax W Series II | Pokerstars SCOOP 2011 | |
|---|---|---|
| Nombre Total de Tournois | 26 | 30 |
| Total Buy-ins* (€) | 3 240 € | 3 035 € |
| Nombre Total de Buy-ins | 50 495 | 76 181 |
| Prizepool Garanti | 1 500 000 € | 2 500 000 € |
| Prizepool Final | 1 873 615 € | 3 690 000 € |
| Dépassement des garanties | 24% | 47% |
| Prizepool moyen / tournoi | 72 062€ | 123 000 € |
* Hors rebuys/add-ons
En ce qui concerne les chiffres de ce printemps 2012, les Winamax Series III sont terminées mais le Pokerstars SCOOP 2012 entame sa semaine la plus importante avec un tournoi phare en point-de-mire, le Main Event à 1.000€ de buy-in et 1M€ garantis sans oublier son doublon à 100€ qui affiche une garantie de 200.000€.
| Winamax W Series III | Pokerstars SCOOP 2012 | |
|---|---|---|
| Nombre Total de Tournois | 27 | 34 |
| Total Buy-ins (€)* | 3 310 € | 3 745 € |
| Nombre Total de Buy-ins | 69192 | 58742** |
| Prizepool Garanti | 2 000 000 € | 3 500 000 € |
| Prizepool Final | 2 511 722 € | 4 437 340 €*** |
| Dépassement des garanties | 25,5% | 29,6%** |
| Prizepool moyen / tournoi | 93 026 € | 130 510 €*** |
* Hors rebuys/add-ons
** Nombre total sur les 18 premiers tournois
*** Estimation SCOOP 2012 sur la base de dépassement de garantie de 29,6%
Conclusion : SCOOP toujours !
Les bémols pour Pokerstars sont à chercher du côté du prix global de la série en augmentation de 23% ce qui par les temps qui courent forcent les "grindeurs" de la room à opérer des choix ou à tenter plus de satellites qui sont tout de même abondants et souvent abordables. D'autre part la répartition des prizepools continue de faire débat tout comme en tournois live : certains joueurs apprécient de concourir pour des premiers prix très généreux, en revanche les nombreux joueurs terminant dans les places ingrates (quarts de finale, demi-finales) se considèrent souvent mal récompensés de leurs longs efforts. Une étude a d'ailleurs été lancé par un des cadres de Pokerstars pour tenter de répondre aux demandes des joueurs.
Malgré tout au vu des chiffres comparés, il reste qu'en termes de grandes séries de tournois online Pokerstars.fr reste bel et bien leader du marché français et Winamax, bien qu'en progrès, semble bien loin de menacer sa concurrente. Une bonne nouvelle pour le N°1 mondial qui s'est vu détrôné de son statut de première salle de poker en ligne de France selon PokerScout.
Au final, chacun verra probablement midi à sa porte et il va sans dire que chaque série a ses mérites propres mais en termes quantitatifs purs, PS pourra remettre tranquillement en jeu sa ceinture de champion. Prochainement je m'intéresserai (sous réserve de n'avoir que ça à faire) à un comparatif plus subjectif pour lequel j'aurai besoin de votre avis : un fight à trois entre la Radio Live de Winamax, la chaîne de streaming vidéo Pokerstars Live et l'ancêtre Club Poker Radio. Avec pour question subsidiaire pour les deux premiers nommés : les poker rooms doivent-elles se substituer au médias du poker ?
Modjo Live Whine in Dublin 2011
And the river is............
Ce petit jeune semble croire qu'il va écraser ce qui est désormais "ma" table, ou en tout cas le sera juste après ce coup. Il relance et je 3-bet sur ma lancée après les plusieurs coups gagnés précédemment. "Combien tu as derrière ?" demande-t-il avec ce qui me semble être un air carrément condescendant. "Tout ça" réponds-je en lui poussant mon stack sous le nez. Il empoigne quelques jetons de 50.000 et les jette négligemment au milieu. "All in" instantané chez moi. Sa manœuvre d'intimidation n'a pas marché. Il n'a plus le choix et annonce "call" peu rassuré en retournant 
.
Je claque mon 
sur la table. Il y a près de 500.000 au milieu et un coup d’œil à l'horloge m'annonce 36 joueurs restants sur les plus de 600 au départ. Je vais doubler. Flop 4-4-3. J'appelle un 10, tant qu'à faire ! Mon adversaire est dans ses petits souliers et voit déjà son stack laminé. Turn 2. Le pot du top 5 s'offre à moi, ma croupière préférée du tournoi va m'offrir une opportunité unique de faire une belle TF dans un beau tournoi. Je bave d'avance de ce gros tas de chips qui ne peut plus m'échapper. River...........
Rembobinage. Comment en étais-je arrivé là ? Comment avais-je pu me hisser aussi près d'un premier bonheur, celui d'amasser un gros tapis dans un live deepstack avec un petit billet de 70K€ à la win ? Ah oui, ça y est, tout me revient peu à peu bien que tout cela semble bien loin déjà.
Winamax Poker Open : Live in Dublin, un an après
Septembre 2010. Certains de mes amis les plus proches du poker vont tous se rendre au premier Winamax Poker Open de Dublin, un tournoi deepstack à 550€ qui aura lieu dans la capitale irlandaise. Darts, Monaie, BeersPoker, Ptipi et bien d'autres anciens de la room et de mon club online seront de la partie. Ca tombe bien ce sera mon anniversaire ! Mais les places partent vite, et les sirènes de Marrakech m'appelent pour un tournoi MPO, il faut donc remettre tout celà à plus tard. Je vais rater la table finale de 'Darts06', et son énorme bad beat en demi-finale contre 'Ptipi' (les As contre As-Roi) sans oublier la fête, la Guinness, les sides, le cash et les pubs.
Septembre 2011. Un après je trépigne : l'avion est réservé, le ticket acheté, et les nuits d'hotel plus ou moins arrangées avec les potos. On est prêts. Le départ comme l'arrivée se passent bien, 100% poker avec une petite équipe de cinq glouglous partis de Nice pour arriver à Dublin en fin de journée.
Petit trip en taxi le temps de s'adapter aux dix degrés en moins qui nous accueille en terre d'Irlande, et nous voici déjà à l'hotel, valises balancées et formalités expédiées. Direction la poker room pour un échauffement en cash avant le Jour 1A du WPO qui débute le lendemain, juste le plus gros tournoi de 6-max en Europe ! Pour vous donner une idée voilà ce que sera le prizepool de la finale, pas mal pour un 550€ :
Vainqueur : 70,800 €
Runner-up : 46,500 €
3e : 34,190 €
4e : 24,700 €
5e : 17,650 €
6e : 11,230 €
6max, deepstack, go chatte
56 bières, 1 cave et quelques courtes heures de sommeil plus tard (anniversaire oblige), nous sommes enfin prêts à en découdre ! 20.000 jetons, des niveaux d'une heure et une structure à augmentation lente pour un tournoi en 6-Max, on devrait bien s'amuser dans ce Jour 1A. Mon pote Zygomatik m'explique que si on porte un logo Winamax il y a des lots à gagner et m'en colle un sur l'épaule. A la base il y a tellement peu d'espoir de gagner quoi que ce soit mais, et c'est important, le bubble boy ayant porté le logo sera remboursé de son ticket, et faire la bulle avec 0 pression est un atout non négligeable.
Winamax Poker Open Dublin 2011
buy-in 550€
20 000 jetons, niveaux d’une heure
Le Programme
Jeudi 22 septembre à 13h - Main Event - Jour 1a
Vendredi 23 septembre à 13h - Main Event – Jour 1b
Samedi 24 septembre à 13h - Main Event – Jour 2
Dimanche 25 septembre à 13h - Main Event – Finale
La partie commence doucement, ma table est parfaite (= nit ou tag) même s'il manque encore un joueur. Je monte quelques jetons jusqu'à 23.000 et des bananes, on grinde tranquillement. Arrive le dernier joueur, un trentenaire Irlandais bon teint et rigolard qui à l'air d'être venu là pour boxer.
Il est assis deux places à ma gauche, juste après un "papy nit" et les deux vont me pourrir la partie comme il faut. Papy suivra quasiment toutes les relances et l'Irlandais se contentera souvent d'overcall pour m'offrir une tripotée de flops à trois hors de position dont je raterai la grande majorité.
Résultat mon tapis prend une claque et retombe à 14.000, jusqu'à une main que je ne suis pas prêt d'oublier. 
UTG, relancé bien entendu. Papy nit, irlandais agrolag et le joueur le plus tight de la table au bouton suivent. Flop 

, on a connu pire. Check, j'espère que ça va bouger un peu. Check, check, check. Grrrr. Turn
. Bon on a un peu les 2èmes nuts, y en a bien un qui va aller chercher sa flush avec un
non ? Check. Check, check, check. Pffff. River..........
! OMFG ! Quinte flush royale ! Ca faisait bien longtemps que j'en avais pas vu, malgré un nombre de mains online loin d'être négligeable. Petit bet, zéro call, on prend quelques jetons minables. MAIS.
Mais, mais mais. Il y a un lot il me semble. Stoppez les machines, on appelle le reporter Winamax Benjo, qui confirme : j'ai gagné un ticket Main Event Winamax à 150€. Youpi ! Après vérification, c'est bien bien mieux : j'ai remporté un ticket pour un main event oui, mais pour le prochain live WPO (550€) !! En d'autres termes, j'ai déjà chatté et je suis le premier qualifié pour le Winamax Poker Open 2012 ! Un bon gros lol !
Paie ta paire d'As, la main qui gagne jamais
Bien entendu tout la ch**te y est passé et la suite sera beaucoup moins réjouissante. Parmi les coups tordus du jour, un raise avec 
payé deux fois par toujours les deux mêmes à ma gauche. Blinds 50/100, raise à 250 UTG. Call, Call. Flop 

. Beurk, mais on a vu pire. Je mise 300, Papy suit, Irlandais met 800, je flat (small ball et pot control au programme) mais papy envoie 2.000. IrishDonk (c'est plus court) fold..... Hummm. Ah oui ça pue bien le JQ mais sait on jamais, un 4, un pique, un As, il y a pas mal de cartes où je peux aller chercher bonheur à la river. Je considère ça comme un gambol et je suis. Turn
, tellement une brique que je ne me souviens même pas de la carte. Check, papy fait 3.000, insta fold dans ma tête et fold mourrant pour la télé. Papy me dira plus tard avoir 44, de toute façon c'était ça ou JQ.
La suite de la partie sera une longue longue longue agonie entre désert pf et flops catastrophiques, mon stack passant les niveaux mais se voyant réduit à 10BB en mode survivor. 10BB ce sera mon stack quelques heures plus tard, au dernier niveau de la partie où je tombe à la table de Laurent 'ApoG' Gauter, le reg 'Kanagh' et quelques monstres tapis qui ont pas l'air d'être là pour rigoler même si l'ambiance sur la table est à la GrossKamaraderie.
Pour vous donner une idée voici une des mains vues d'entrée de jeu. UTG qui a des attitudes de bon joueur relance et Kanagh à sa gauche 3bet. ApoG décide alors de 4bet et UTG fold la mort dans l'âme. Kanagh ne se démonte pas : 5bet. Gros pot ! ApoG réfléchit et... jette. Kanagh retourne 
. Ah ouais d'accord, kross rikolade !
Bref premier 
qui passe, open shove c'est payé par Kanagh avec 
et le flip passe. Pause dîner et au retour je compte 22BB dans mon tapis. UTG (le même que tout à l'heure) en a un peu moins de quinze, et je ne sais pas pourquoi mais un scénario me vient en tête. Une petit voix me susurre : "ce gars à la première main il va tout balancer, si tu as AJ+ ce serait ptet pas mal de prendre le gambol". Pourquoi la petite voix me dit-elle ça, j'en sais fichtre rien, mais le temps de chercher à comprendre UTG envoie son stack dès le retour de pause. Tout le monde passe, je check mes cartes :
..... et........
. C'est un fold avec mon stack, mais cette cette maudite petite voix prend le dessus : "On fait comme on a dit ! Gambooooooooool !" Je pousse et me vois contre 
. Nice call qui perd le flip. Back à 10BB.
As-Dame ! Tapis 8BB ! Payé par Kanagh, et cette fois c'est lui qui a 10-10 ! Flop As-Dame turn Dame river As LOL !
Bataille de blinds ! As-Dame ! Tapiiiiis ! Et ça loose contre 99, le yoyo continue mais au moins on rigole ! Sauf que bon avec 1.1BB je vais peut-être pas faire de vieux os.
77 ! Tapiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! Je me lève le temps d'annoncer mon bust à mes potes sur le rail. Le dealer m'attend et je m'attarde sans trop réaliser (ou espérer quoique ce soit à vrai dire). Quand je reviens le flop est sorti mais le dealer est en train de ramasser mes cartes. Heuuuu my cardzzzzz ! Bref je vois un flop 7XX et je réponds "oui oui je garde mes cartes j'ai gagné !" face au seul joueur encore engagé. "T'es sûr me demande-t-il?" en retournant 10-10. "Un peu ué" et je claque mon 77. Back to 5BB, weeeeeeeeeeeeeee !
Kanagh relance à 1.100, ApoG flat, je découvre.... 
! Alllllllliiiiiiiiin pour.... 5,5BB. Kanagh jette, ApoG : "bon ben obligé de call hein" et retourne son jeu. Holly molly, un 
. J'annonce "et bien gg messieurs, je crois que j'ai aucune chance". Flop 

? "Houlalala, la bottom plus la runner-runner flush, c'est bon je suis mort" prophétisai-je. Turn....
. Serrage de pognes, coup d’œil au tableau pour voir qu'il restait 1/2 heure dans ce Jour 1A, et on peut aller whine en rigolant avec les copains. Deux paires d'As les deux craquées, une flush royale, 10h de poker, v'là la bonne journée de livetard.
Re-entry ? Chiche ! Lets gambooooool !
Re-pub, re-bières, re-cash, est il faut se décider car ce tournoi est un "re-entry" avec réinscription possible pour le Jour 1B. D'un côté, double buy-in dans un tournoi où peu le feront est singulièrement $ev---. De l'autre, je suis ici, me suis bien amusé, j'ai aussi pris le rythme du 6max live et le pouls du field, j'ai testé les lines et moves, tous mes potos joueront et pour finir j'ai déjà remboursé mon entrée avec le ticket 2012. Qu'est ce qu'on attend ?!
Jour 1B. Le tournoi prend son ampleur avec plus de 650 inscriptions, le prizepool commence à faire plaisir et le premier prix met des étoiles dans les yeux. Et après avoir ramé avec 10BB pendant des heures revoilà 400BB histoire de s'amuser un peu plus !
C'est parti et ma table est 100% française avec un profil parfait de mtt 10€ sur winamax. Autrement dit : perfect. Je grind tranquille et à part en face le joueur solide et à ma gauche le jeune lag, pas de raison de se méfier de trop.
Le LAG va remporter tous les gros pots, trouvant x quintes et tptk pour monter à plus de 35.000 rapidement. Je me dis "attends coco, quand tu vas commencer à rater tes boards ça va te faire drôle". Et c'est exactement ce qui se passe, de plus il fait deux fois tapis avec AK contre KK en face et le voilà en maladie alors qu'il a plus que le stack de départ.
Notre gros coup sera à la pause juste avant le dîner. Je relance 
au cutoff et il 3bet du bouton, comme un peu trop souvent à mon goût. Les autres joueurs se lèvent pour partir manger et nous voilà seuls à table. Je suis pour voir le flop. 

. Check. Il cbet pour 3k environ et j'envoie ce qui me reste, environ 12k. Il tanke une heure, déjà en maladie depuis un moment, et se résigne à fold, ouf. Il me dira avoir JJ, je pense que c'est impossible mais je le mets bien sur 99. En attendant gros ascendant psychologique que j'accentuerai au retour de pause. Je vais contrôler gentiment sur la table, me permettant un fold de JJ préflop (face à QQ qui montrera). Comme à peu près à chaque fois où je deviens CL d'une table en live, celle ci casse. Et celle où j'arrive n'a rien à voir.
Je vais tenir mes 10BB puis 15BB puis 20BB puis 10BB pendant un moment... 
Me voilà qui relance UTG avec 
mais la copine de notre pote de club Rémy 'le Poulpe' décide de faire tapis alors que je sais qu'elle est très serrée. Je réfléchis vraiment mais bon on tente le call et ça passera contre 
, même si je suis désolé que ça tombe sur elle la fois où je win un flip ! La fin de journée ne me laisse pas un souvenir impérissable, je termine en roue libre avec 30.000 de stack (+33% stack de départ, super....) pour une reprise au Jour 2 avec la moitié de l'average et 25BB+ environ.
WPO 2011 Jour 2 : 
for the win
Je vais jouer ce Jour 2 entièrement à la même table. A gauche un gros tapis va totalement craquer et laisser sa place à un énorme qui ne cesse de gonfler mais dont je remarque qu'il reste serré dans ses relances préflop. A la pause de fin de d'après-midi, nous sommes déjà près de la bulle et j'en profite pour lui passer la pommade "super ton bluff, bien joué" et le prévenir l'air de rien : "j'en ai rien à cirer de l'ITM vu que j'ai déjà chatté un ticket, avant j'aurais resserré mais là si je peux j'envoie". En gros je veux qu'il respecte mes 3bets et surtout mes ouvertures, qu'il sache que de mon côté j'irai au bout, afin qu'il ne me massacre pas à la bulle.
On se rassoit et je découvre 
en petite blind. Je lui shove mon tapis de 15BB et il insta-call. Oups. 
mais j'ai confiance. Bing ! As au flop ! Le pauvre perdra encore une tonne contre 
un peu plus tard à ma droite, encore avec
encore contre un open shove et encore en BB. Fin de good run pour lui.
Avec 30BB je me permet de chip up à la bulle, et je me sens super bien sur la table désormais. Dans la foulée la bulle éclate, un peu trop vite à mon goût, et la pause dîner casse ma bonne dynamique et au retour c'est le désert de Gobi, no cards, no spot, no nothing.
On retombe à 10BB mais on serre les fesses tandis que les potos, et bien d'autres, tombent comme des mouches une fois passés la barre des 66 places payées. 60 joueurs, 40, 50..... Je n'ai plus qu'une douzaine de blinds. C'est dur, j'essaie de ne pas varier mon attitude et mes timings à chaque main, j'étudie les joueurs, je m'isole sous capuche et lunettes, bref j'use de tous les artifices pour ne pas craquer car en 6max passer main après main après main c'est juste vraiment difficile après deux jours de jeu épuisants.
On prend la même et on recommence

Un guignolo s'est assis deux places à droite, et je lui 3-bet shove la tête avec 
, il suit avec 
. Flop 

! On célèbre pas vraiment encore avec le gros tirage en face mais finalement ça hold ! Weeeee !
Derrière, je vais re-attendre en poussant tout de temps en temps avec une bonne FE, mais après avoir montré une pp6 bien faiblarde je vais être instacall juste après. Un Irlandais assez bon mais un poil trop lag raise UTG. Je me dis que ce serait bien d'avoir une main, et commence à réfléchir à quel kicker d'As je lui met la boîte. Première carte ...
. Un Roi please !
! Boom. Je shove, il call 
, je double dans un fauteuil. Feeling good !
J'ai désormais bien remonté avec 120.000 mais je suis bien, bien loin de la moyenne. En face j'ai désormais le Local Hero W, Mathieu Lamagnère alias 'SixCoups'. Sur un de nos premiers coups, il relance UTG et je shove avec 
. Il hésite... "Humm on a pas d'historique" et jette ce que je suppose un Ax moisi, la main que je voulais lui faire coucher (en fait il avait QTo). Je lui lance "t'en veux de l'historique ?" et je prend le pot en montrant mon jeu, on rigole et c'est reparti.
A gauche l'ex CL qui a sauté après un énième bad beat (il avait 400K !) a été remplacé par un reg du CP, Imanol. Je reçois 
(tiens, encore...) en SB, je relance à 18.000 aux blinds 4000/8000. Il prend quelques secondes et relance à 41.000, un raise tremblant qui sent l'esbrouffe. J'hésite, je sens que mon As est bon et je suis quasiment certain qu'il fold si j'envoie mon tapis. On sait jamais, un bon flop et il peut stackoff, elle avait bien marché au 1A cette main.... Même un hero call, ca peut être marrant. Je tente l'option la plus risquée, mais potentiellement celle qui rapportera le plus : CALL.
Flop de rêve.... 

. CHECK obv. Imanol envoie 45.000. Insta tapis chez moi pour mes derniers 90.000+ et à la stupeur général il jette. 
me dira-t-il plus tard, en carnaval complet. La table tente un read "quinte?", "double paire?", "As roi?", "As Dame?".... Raté, raté et raté, pas un ne voit une bête tp fd max, je confirme qu'on me voit comme un gros TAG (ce qui est vrai, mais pas en 6max).
Neuf neuf, une histoire bien cochonne
Cette fois je commence à avoir un tapis sympa de 220.000 et des brouettes, en vue de la moyenne de 300.000. A droite un jeune Irlandais au look et au style de degen s'est assis avec plus de 400.000 et il semble vouloir écrabouiller la table. Nous sommes un coup après le A4dd, et il reste 36 joueurs. Retour au départ de ce billet...

contre 
, une des toutes meilleures confrontations possibles préflop au Hodl'em, mieux que AA vs 27off !! Et on est au turn d'un board archi-blank. River..............
! Patatras ! Honnêtement, celui là m'a fait mal. Apres tant de restreinte, de jeu à l'ICM au rasoir, de prises de risques payantes, de sueur et d'espoir.... la croupière qui fait une moue triste et désolée n'y peux rien mais je lâche un "oh non elle me l'a fait l'horreur" un peu injuste mais venant du cœur. Surtout contre le degen que je pouvais pouner à volonté en suite. J'apprendrai qu'il s'appelle Eion STARR. Un cousin à Joey ??
C'est pas vraiment comme si j'avais run good online avant, et c'est pas non plus ma première horreur avec une histoire de Neuf. Venetian 2010, allin avec KQ sur Kxx, payé par 99, turn 9. Caesars 2011, allin 99 en bvb contre AK, ca tient pas... Et maintenant celle là qui est quand même une summum dans le genre. La table a vomi, je suis KO debout et je serre les mains même celle du degen que j'avais (théoriquement) pawned dans les grandes largeurs. C'est tellement injuste, hein Caliméro !!!
WPO : Un grand kif en vert et en bières
Bref, fin de l'aventure sur cette note amère, bien que je n'oublie pas les quelques coups de chance accumulés qui m'avaient amené aussi loin. Je saute 36ème pour pas loin de 1.500€, ca reste un très bon moment de poker avec en prime une 2ème ligne Hendon Mob pour tenir compagnie à la première du Venetian cet été. On a connu pire !
Le reste du séjour sera essentiellement poker, entre rail de la fin de tournoi et side-events où j'ai monté des jetons mais jamais assez pour être itm. Le seul coup vraiment sympa fut contre un coach PokerStrategy. Il avait une tonne de jetons mais arrive une première action où UTG raise, il reraise et j'envoie mes 20BB avec TT, il suit et avec AK et je gagne le flip. Peu après il relance UTG, je suis avec 
. Flop 

! Il check, je bet, il call. Turn
, on remet ça ce qui fait qu'à la river il y a plus au milieu que dans mon stack. River
. Il check je shove il snap ! Oups, TJ? Non, AA !!!!
Aller-retours au bar, aux tables de cash, au resto et au pub rythmeront la fin de séjour avec les potos, un grand plaisir d'être en vacances, de faire un tournoi en mode joueur et de voir les reporters tourner autour (pour une fois!), de chatter quand même pas mal, de déconner sur et hors des tables, de tester plein de trucs.... En un mot : génial !
Je recommande à tous ce tournoi super-sympa, pas très cher et avec un joli paquet de € à la gagne. Franchement c'est difficile de trouver mieux à ce prix, et vu le coût avion/hotel c'est vraiment une bonne occasion de passer un super séjour au vu de la ville sympa et de l'action délirante en cash game notamment. Comme dirait Schwarzie : "I'll be back !". D'ailleurs... j'ai déjà mon ticket !! 
Infos Tournois
Sats + infos Winamax Poker Open :http://fr.pokernews.com/search/?q=Winamax+poker+open
EuroSH Winamax Poker Open : http://www.euroshorthandedpoker.com/French/index.php
WPO 2011 : le reportage Winamax
Photos et potos
Tous plein de potos et de photos ©Winamax. Merci à Paco pour la photo en 'fisheye" vraiment top ![]()

MTT.fr : enfer et stagnation
Salut à tous,
un petit mot avant de faire une pause.... Après avoir relativement peu grindé en juillet mais bien braggé sur les résultats d'ensemble, voici venu le temps d'analyser ce dernier mois de jeu.
Bilan MTT.fr du mois d'août
En un mot comme en cent : HORRIBLE.... Jamais je ne me suis fait autant craquer de prémiums préflop, au-delà du ridicule est trop souvent en deep run dans les MTTs où il y a un peu d'oseille à prendre. J'en ai profité pour me force à analyser un peu plus mes 'epic fails' récents, notamment dans les dernières tables où la réussite m'a fui avec une constance assez remarquable.
Comme on le sait, ce sont les top 3 et les wins qui rapportent, et je n'en aurais quasiment vu aucun ce mois d'août. J'ai lu et relu des théories sur l'ICM pour vérifier que je n'étais pas juste scared money, et il semblerait que mes plays soient assez corrects mais perdre 90% de BvB est juste impossible à compenser. Les autres situations standard qui m'auront coûté un bras sont les AQ+ où j'ai reshove sur un relanceur ep et trouvé un monstre QQ+ derrière. Là aussi en late mtt ça ne pardonne pas.
Bien sûr on peut y ajouter quelques mini tilts. Le plus courant étant de payer un tapis sur Axx avec KK juste parce qu'on en a marre de se faire craquer par Ax. Comme si ça allait aider hein ! Malgré tout je pense avoir gardé ma santé mentale relativement intacte, mis à part quelques horreurs balancées de ci de là dans le tchat et les habituels whines en série sur le forum. Standard Modjo.
Bien sûr aussi, on essaie de casser le bad run en changeant de style. La seule stratégie que j'ai trouvé assez intéressante au final est assez basique, consistant à ne pas hésiter à lâcher le tapis dans des situations marginales en début de tournoi pour revenir à du très basique smallball voire serré dès qu'on entre dans le dur et dans les 10% du mtt, l'essentiel étant assuré.
Gardien de Zoo, un métier d'avenir
Une des leçons claires et nettes de ce mois aura été de jouer ICM à 90% en tables finales. Un des épisodes les plus drôles s'est déroulé lors du 5€ Rebuy du soir, où je suis arrivé super short stack en TF avec quasiment que des dindons excités autour de moi. A part 'Manu13K' que j'étais forcément heureux de voir se faire suckout plusieurs fois pour sortir en 7ème place.
Au vu de la structure de paiement, j'ai alors décidé de ne jouer AUCUNE main en dessous de AK+. Cela a marché à merveille. J'avais l'impression d'être enfermé dans une cage avec des chimpanzés qui n'avaient rien de mieux à faire que s'envoyer leur caca à la figure. Confortablement installé, j'ai regardé ce mini-zoo s'auto-détruire jusqu'à grappiller une puis deux puis trois place, toujours campé sur mes 10BB. A 5 left, le petit miracle a continué, le chipleader shootant deux joueurs d'un coup sur une belle horreur. Finalement parvenu en HU, je me suis retrouvé avec un joli désavantage de 16 contre 1 !! Et très confiant de pouvoir renverser la situation. 10 mains plus tard j'avais réussi un suckout et un du pour me retrouver à 2 contre 1 !!! Rarement j'aurai affronté un adversaire aussi faible en heads-up mais le 60/40 n'est pas passé et j'ai finalement perdu le headsup rapidement, une défaite anecdotique au vu du ROI avec 840€ de gains pour 15€ d'investissement.....
J'ai tenté la même chose hier en table finale du AuBoutDeLaNuit à 20€. Après avoir atteint le chiplead avec une tonne d'avance j'ai profité de la bulle tranquillement sans abuser non plus, jetant AJ ou TT au moments opportuns. 'panda9433' va remporter son flip contre moi et je vais manger un joli suckout QQ < JT que j'aurai pu éviter en envoyant mon tapis au turn mais le troisième pique au board ne m'a pas aidé. Finalement en finale tout se passera correctement jusqu'à ce que les deux pires joueurs de la finale, shortstacks, ne résistent assez pour m'empêcher de prendre des risques avec des mains marginales, ICM oblige. Sauté 5ème mais après la 25ème place du NOS acquise en pur 'survivor mode' (sorti 99 < A5o en BvB, standard) et en chattant juste ce qu'il faut, j'ai redressé la barre pour dégager un 5ème mois positif de rang...
La main du mois
Pas de stratégie, il fait bien trop chaud pour réfléchir ! Plutôt une HH qui résume un mois de galère, au 10+Rebuy. Inutile de dire que vilain a sauté bien vite après ça malgré ses jetons. Pour ma part j'ai break even malgré le double-rebuy. On se satisfait comme on peut.
Partie PokerStars #66434431981: Tournoi #429535900, 9 €+1 € EUR Hold'em No Limit - Niveau IV (25/50) - 23/08/2011 19:38:58 CET [23/08/2011 13:38:58 ET]
Table '429535900 5' 9-max Siège #8 est au bouton.
Siège 1 : grosfish67 (2599 en jetons)
Siège 2 : Lonekiller8 (6201 en jetons)
Siège 3 : L'agneaudoux (1471 en jetons)
Siège 4 : POLORIS (2048 en jetons)
Siège 5 : BeL0WuP (6499 en jetons)
Siège 6 : andre006 (3360 en jetons)
Siège 7 : Kekhou (2976 en jetons)
Siège 8 : Rominoux77 (7630 en jetons)
Siège 9 : Burning Jo (3050 en jetons)
Burning Jo : met la petite blind. 25
grosfish67 : met la grosse blind. 50
*** CARTES FERMÉES ***
Distribuées Burning Jo 

Lonekiller8 : passe.
L'agneaudoux : passe.
POLORIS : relance. 50 à 100
BeL0WuP : passe.
andre006 : passe.
Kekhou : passe.
Rominoux77 : passe.
Burning Jo : suit. 75
grosfish67 : suit. 50
*** FLOP *** 


Burning Jo : parole
grosfish67 : parole
POLORIS : mise. 150
Burning Jo : relance. 2800 à 2950 et est all-in.
grosfish67 : suit. 2499 et est all-in.
POLORIS : passe.
Personne n'a suivi. (451) sont retournés à Burning Jo.
*** TOURNANT *** 


*** RIVIÈRE *** 



*** ABATTAGE ***
Burning Jo : montre 
(un brelan de Quatre)
grosfish67 : montre 
(une suite, Neuf à Roi)
grosfish67 a remporté 5448 lors du pot .
Restons positifs, comme les 5 dernier mois...
Les stats au final sont tout à fait correctes malgré trois downswings assez violents et si l'objectif de jouer plus de 100€ n'a pas été atteint, BRM oblige, j'ai bien grindé les 50€ où j'affiche un ITM surréaliste de 36% sur les 25 tournois du mois. Je recommande à tous les 50€ garantis de PS.fr. Beau stack, belle structure, et vraiment il ne faut pas longtemps pour trouver une stratégie gagnante consistant à doubler sur des livraisons et passer en mode lag/smallball dès qu'on est vraiment deep.
Avoir redressé la barre du dernier downswing et finir le mois à priori positif suffit à mon bonheur ce mois-ci. En revanche après un tel volume il est temps de faire un break et s'aérer avec diverses sorties, voir les amis et la famille, et se balader un peu. Au programme, un petit raid sur Paris. J'ai aussi prévu de jouer le Winamax Poker Open à Dublin fin septembre, bonne excuse pour y fêter mon prochain anniversaire...
Malgré la déchatte en late mtt, les raisons d'être satisfait sont nombreuses :
- J'ai eu grand plaisir à converser aux tables avec certains sharks (powers-of-93, rdrscrn.fr, yOUgOZ, JackDanuts...) et à me friter avec eux sur les tables, comme avec d'autres (Opération, l'expédition) que j'ai croisé plus souvent qu'à l'habitude.
- J'ai pris l'habitude de suivre les meilleurs joueurs lors de leurs deepruns sur des gros MTT, passant systématiquement en revue les mains les plus intéressantes.
- Je joue encore bcp trop pour prendre bien le temps d'analyser mes propres sessions, mais réellement peu d'entre elles m'ont posé des problèmes particuliers. En revanche certains leaks évidents me sont apparus et les prochaines sessions seront dédiées à les corriger.
- J'ai poussé le jeu ICM dans ses limites sur certains MTTs et franchement pour l'instant ca reste EV+. J'en ai profité pour comparer le .fr au .com en termes de ratio buyin/gains et au final force est de constater que l'évolution est la même. Peu de tournois offre 2xbi en simple ITM. Malgré mon ratio (presque aberrant) de 23% ITM cela permet de ne pas se broke mais ca n'empêche pas du tout de downsinguer allègrement.
- Justement ça tombe bien le dernier bouquin 'Gagnez en tournois Live et Online 2' ne parle que de ça, donc je lis et relis les coups, valide ou invalide certaines idées. Très intéressant et je le conseille à tous, article à venir sur PokerNews.
Je conclus ce billet 'bilan d'août' écrit d'une traite et sans effets de style avec les stats MTT en cours, toujours plutôt satisfaisantes même si l'impatience de grimper d'un niveau se fait de plus en plus forte. Encore un ou deux bons scores en bi moyen et on pourra s'y attaquer sérieusement.Je vous souhaite une bonne fin d'été à tous, et à très bientôt sur les tables !
Full Tilt et l'ARJEL : la faillite d'un système
Full Tilt en panique, l'ARJEL en faillite. Sous ces propos volontairement alarmistes se cache une vérité simple : la disparition de FullTilt des écrans n'est pas le simple fait des autorités américaines, des dirigeants de la room ou de l'entité censée protéger les joueurs françaisdes effets désastreux du tremblement de terre du Black Friday dont les répliques ne cessent de secouer le monde du poker.
AVERTISSEMENT : les propos suivants n'engagent que son auteur et en aucune façon le site PokerNews, ils sont publiés à titre d'opinion personnelle et ouverts aux commentaires, susceptibles d'être modifiés ou de faire l'objet d'un droit de réponse de qui de droit.
Cette affaire ne serait-elle pas in fine que la conséquence logique d'un système défaillant, au centre duquel l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux d'argent En Ligne) aura montré son incapacité à forcer une salle de poker à tenir ses engagements et mis en exergue ses lacunes en termes de communication ? Ces manquements ne sont-ils pas en grande partie responsable de la situation actuelle ?
Quelque soit la réponse, la principale conséquence de cet échec général est le blocage des bankrolls de milliers de joueurs qui se sentent, à juste titre, trahis par un "marché régulé" dont il n'ont jamais vraiment voulu. En cela, cette situation est totalement inacceptable, et pose à juste titre le problème d'une régulation mal pensée, mal gérée, et inapte face à un cataclysme commercial auquel personne n'était préparé.
Full Tilt Poker : le silence pour seule réponse
Pour les joueurs et observateurs français, la situation est d'autant plus floue que l'entité française de Full Tilt Poker comme l'ARJEL, censée prévenir ce genre d'incident en obligeant les salles de poker en ligne à faire l'objet de multiples certifications avant d'obtenir une licence, ne soufflent mot sur l'avancée du dossier. La dernière communication de l'ARJEL (25 juillet 2011) s'est ainsi bornée à prononcer le prolongement indéfini de la suspension de la licence de FullTilt opérée par l'entreprise REKOP Limited.
Face au désarroi des joueurs dont bon nombre ont toujours plusieurs milliers d'euros bloqués on ne sait trop où, les représentants de FullTilt.fr ont adopté un mutisme simple et efficace, mais démontrant clairement un mépris certain pour ceux qui ont assuré le succès du site des mois durant.
Pire, le site de FullTiltPoker.fr est toujours en place comme aux plus beaux jours, proposant toujours de télécharger le "meilleur logiciel de poker du monde", présentant son "équipe de pros" dont la vaste majorité a depuis belle lurette déserté la room, et offrant multiples promotions pourtant caducs depuis plusieurs mois. Le dernier communiqué de presse date d'avant le Black Friday, aucune information n'étant bien entendu disponible sur la suspension de la licence par l'ARJEL. Ceci n'empêchant nullement le site de présenter fièrement (et ironiquement) son "Numéro d'agrément ARJEL 0029-PO-2010-07-26" en première page.
Dans ces conditions on peut légitimement s'interroger sur la capacité de l'ARJEL à remplir sa mission principale (tout du moins du point de vue des joueurs) : assurer la sécurité des joueurs et leur permettre de jouer l'esprit tranquille sur des sites présentant toutes les garanties nécessaires.
Car dans le cas de Full Tilt, l'ARJEL n'a pas simplement été aveugle aux inéluctables conséquences du Black Friday. Force est de reconnaître que l'autorité de régulation a tout simplement laissé opérer un site de poker en ligne qui ne présentait plus les garanties requises.
L'ARJEL, Mission Epic Fail
Pour rappel, les missions de l'ARJEL sont édictées par nulle autre qu'elle même en première page de son site internet http://www.arjel.fr/:
L’ARJEL a pour missions de :
- délivrer des agréments et s’assurer du respect des obligations par les opérateurs
- protéger les populations vulnérables, lutter contre l’addiction
- s’assurer de la sécurité et de la sincérité des opérations de jeux
- lutter contre les sites illégaux
- lutter contre la fraude et le blanchiment d’argent
Dans l'affaire de la fermeture du site Full Tilt Poker, l'ARJEL a failli à chacun de ces cinq points à des degrés divers. Voici pourquoi, et surtout, comment.
Apathique et conciliante, l'ARJEL faillit à ses missions
Dans les jours suivants le Black Friday du 15 avril 2011, l'ARJEL constatait pourtant "la procédure engagée par le Gouvernement des Etats-Unis (...) ainsi que les mesures conservatoires prises par le Tribunal fédéral de New-York", et surtout "le blocage des comptes bancaires de M. Raymond Jack BITAR", notamment "plusieurs comptes ouverts auprès de la NATWEST et de la BANK OF IRELAND, dont M. Raymond Jack BITAR est titulaire".
Loin d'être une affaire américano-américaine, les actions du DoJ touchaient ainsi de plein fouet Full Tilt France pour la simple et bonne raison que, comme l'écrit l'ARJEL elle-même, Bitar est "détenteur de 100 % du capital de la société REKOP LIMITED", opérateur du site fulltiltpoker.fr.
L'ARJEL précise alors même que ces actions "sont susceptibles d’affecter la capacité financière de la société REKOP LIMITED", rappellant fort à propos "que la capacité financière d’un opérateur et plus particulièrement la disponibilité d’une trésorerie suffisante constitue un élément inhérent à sa demande d’agrément".
En d'autres termes l'ARJEL est à ce moment-là parfaitement consciente que les fonds des joueurs ne sont peut-être plus en sécurité. Mais il lui faudra près d'un mois pour "inviter" (on appréciera la tournure) par un courrier du 12 mai "REKOP LIMITED à présenter une nouvelle demande d’agrément".
Loin d'être à une contradiction près, après avoir écrit son inquiétude de voir les comptes principaux de la société opérant Full Tilt sous le coup d'une saisie par une justice américaine mettant en accusation le titulaire desdits comptes, Jean-François Vilotte, président de l'ARJEL, se veut rassurant en affirmant que "La loi fait obligation à l'opérateur d'avoir un compte bancaire exclusivement dédié à l'activité du site en .fr". Compte bancaire qui "doit être établi dans un établissement bancaire de l'Union Européenne".
Côté français, on est donc bien en droit de s'inquiéter de la saisie des comptes irlandais, et de se demander en outre comment la loi française ("Loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne", ouf!) peut exiger des joueurs qu'ils aient un compte bancaire EN FRANCE et nulle part ailleurs alors que les salles de poker peuvent établir un compte opérationnel où bon leur semble au sein de l'UE. De même, cette loi autorisant les serveurs de salles de poker en ligne FRANÇAISES d'opérer d'un autre pays de l'Union, on peut se demander quel pouvoir réel et quel droit de regard peut bien avoir l'ARJEL sur des équipements situés à Malte, au fin fond de l'Irlande ou de la Pologne....
Vilotte poursuit : "Le rôle de l'ARJEL est de s'assurer que ce compte est bien ouvert", cela paraît en effet la moindre des choses, "et d'avoir l'assurance par l'établissement bancaire de sa disponibilité", ce qui n'est pas tout à fait pareil. "Une mise en demeure au responsable juridique a été également adressée en ce sens par l'ARJEL" assure Vilotte, contredisant le ton amical de ses propres courriers qui sont plus de l'ordre de "l'invitation". Vilotte conclut par une lapalissade du plus bel effet : "Si ce compte n'était plus disponible, c'est qu'il y aurait eu un problème de nature pénal". A noter l'emploi du conditionnel, deux mois et quinze jours après la saisie desdits comptes par ordre du DoJ américain ! "Nous n'en sommes pas là et ce compte existe. La situation est suivie attentivement". Tout va bien, dormez braves gens.
Et personne ne semblera trop s'affoler lorsque la réponse de Rekop Ltd tombe, un mois plus tard le 17 juin (!), sous la forme d'une "une nouvelle demande d’agrément". Il faudra encore une bonne semaine pour que l'ARJEL constate "le caractère incomplet dudit dossier" et "invite" derechef Rekop Ltd à renvoyer un dossier complet (courrier du 24 juin), avec un "délai de quinze jours" supplémentaires.
Ah bon. Mais alors, qu'est-ce à dire ? Et que doit-on penser du fait que Full Tilt n'ai réussi à "produire aucune pièce de nature à attester du maintien de sa capacité financière" ? Mais voyons ne vous inquiétez donc point, il est prématuré de sombrer dans une paranoïa primaire car "L’ARJEL est en contact avec l’opérateur pour s’assurer des conditions éventuelles d’un refinancement satisfaisant de ce dernier, condition nécessaire à la confirmation de l’agrément et à la protection de l’intérêt des joueurs". Seul problème, avec plusieurs centaines de millions de dollars bloqués à travers le monde, des joueurs américains en furie exigeant un remboursement immédiat et des dirigeants littéralement en fuite, on voit mal Full Tilt mettre la main sous quelques jours ou même quelques semaines, sur quelque magot caché dont on avait ignoré l'existence jusqu'alors !
Au final, l'ARJEL aura permis, sciemment ou pas là n'est plus la question, à FullTiltPoker.fr d'opérer en toute impunité du 15 avril au 7 juillet (date limite à laquelle FTP aurait du remplir ses obligations pour conserver sa licence) , soit presque trois mois, sans la moindre garantie de sécurité des fonds des joueurs, laissant le champ libre à un site dont le propriétaire (Raymond Bitar, via Rekop LTD) est formellement et personnellement accusé de fraude et de blanchiment d'argent à grande échelle. Comme le note elle-même l'ARJEL dans son communiqué du 1er juillet : "Sur la période du 15 avril au 29 juin 2011, date de la coupure de la plateforme de jeu de Full Tilt Poker installée à Alderney, le site Fulltiltpoker.fr a fonctionné normalement". Et oui, mais c'est bien le nœud du problème !
Ce délai aura été coupé court par l'AGCC qui, elle, a décidé de lancer sa propre enquête en coordination avec le DoJ américain sur la réalité des accusations portés contre Full Tilt et ses éventuels manquements à ses obligations dans le cadre de sa licence de jeux.
Le mercredi 29 juin, le site FullTilt.fr cesse d'opérer aussi brusquement que la version .com ne l'avait fait le 15 avril aux USA, sans le moindre avertissement ni la moindre explication... Jean-François Vilotte, président de l'ARJEL, monte alors au créneau avec une conférence de presse organisée en urgence pour rassurer les joueurs : "L'arrêt du site est une conséquence indirecte de la décision d'Alderney. Cette procédure de suspension a provoqué le blocage de la plateforme informatique de FullTiltPoker. Le .fr est géré sur cette plateforme, ce que semblait ignorer la commission d'Alderney" déclare-t-il, égratignant au passage ses collègues anglais qui pourtant se révèleront bientôt bien plus pragmatiques et efficaces que l'institution dont il a la charge.
Forcée de constater la cessation d'activité du site, l'ARJEL décide alors le 4 juillet (soit 5 jours après la fermeture du site aux joueurs) de suspendre la licence de Full Tilt, avec la même efficacité que le retrait de son permis de conduire à un chauffard ivre qui se serait encastré sous un camion en prenant l'autoroute en sens inverse.
Installé au bord de la route à se demander combien de temps le chauffeur de la voiture folle allait mettre avant de rencontrer une mort certaine, le flic ARJEL appelle alors à la rescousse les pompiers pour la forme et surtout le corbillard pour assure le service après-vente : "Au regard de ces circonstances, notamment de l’interruption du service de jeux de cercle en ligne et des conséquences d’une particulière gravité qui en découlent pour les joueurs français, le collège de l’ARJEL a décidé de se réunir en urgence", cf la décision N° 2011- 066 en date du 4 juillet 2011, notant que "la préservation de l’ordre public" (diantre, les joueurs de poker menaceraient-il de mettre le feu aux voitures ?) "exige de suspendre à titre conservatoire l’agrément octroyé à la société REKOP LIMITED". Amen.
Affaire Full Tilt : le système français pris en défaut
Pourquoi l'ARJEL n'a-t-elle pas réagi plus promptement, et surtout plus efficacement, aux manquements de FullTilt.fr à ses propres règles autrement qu'en "invitant" la compagnie à se mettre en règle au plus tôt ? Les mises en demeure (non publiées, et inaccessibles au public ou aux médias) n'ont-elles pas été émises bien trop tard ??
Ces questions cruciales vont bien au-delà du fiasco Full Tilt, et mettent directement en cause la capacité de l'ARJEL à empêcher que des milliers de citoyens ne se fassent flouer.
Avant la régulation du marché des jeux en ligne, les joueurs français du .com connaissaient pour la plupart parfaitement les "risques" encourus et maintes fois mis en avant par les supporters d'une législation dont la mission première consistait, officiellement en tout cas, à protéger les joueurs. Force est de constater qu'en la matière, la transition vers un marché régulé est un échec patent. Ce n'est même pas une question d'hommes, car la défaillance est systémique. Les sites de poker en ligne n'ont en effet pour l'essentiel que des obligations déclaratives en vue de l'obtention d'une licence, une année entière leur étant donnée pour faire l'objet d'une certification garantissant la sécurité de leur logiciel et la fiabilité financière nécessaire à un fonctionnement sans risque.
- En laissant opérer si longtemps un site qui ne présentait pas les garanties nécessaires, l'ARJEL a clairement failli dans sa mission explicite de faire passer l'intérêt des joueurs avant ceux des sites de poker en ligne.
- Et en pêchant par manque de communication au public sur la question d'une éventuelle reprise du site et de la sécurité (ou non) des bankrolls des joueurs, elle symbolise la faillite d'un système dont les agissement sont contraires à sa profession de foi et aux raisons de son existence.
En aucun cas il ne s'agit ici, malgré le ton ironique employé dans cet édito, de pointer du doigt une personne en particulier. Jean-François Vilotte, souvent cité ci-dessus, n'est que le porte-parole d'un système pris ici en flagrant délit d'inefficacité. On ne saurait l'accuser de tous les maux ou de malveillance volontaire, son pouvoir étant ilimité dans cette situation qui de toute évidence dépasse largement le cadre des capacités de l'organisme dont il a la charge, notamment d'un point de vue juridique. On peut même saluer sa vaillance, se tenant droit sur le pont face à la tempête, tout en lui souhaitant bien amicalement de ne pas couler avec son navire en bon capitaine. Mais ceci étant dit, il n'est plus temps de tergiverser.
Au contraire, il est l'heure de rattraper le temps perdu et de corriger le tir. Les dirigeants de l'ARJEL doivent absolument prendre conscience que ce n'est pas seulement son image, déjà bien écornée, ou même les bankrolls des ex-joueurs de Full Tilt malgré les centaines de milliers d'euros pour l'instant disparus dans la nature, qui sont en jeu ici et maintenant.
Il y va de l'image, et bien au-delà, de l'avenir du poker en ligne en France. A bon entendeur salut.
Laissons le mot de la fin à Jacques Dutronc, qui entrouvre la porte à un débat connexe mais non sans intérêt, à savoir le rôle des médias et leur éventuelle responsabilité tout au long de cette affaire dont les joueurs attendent toujours le dénouement :
"On nous cache tout on nous dit rien
On nous cache-cache et cache-tampon
Colin-maillard et tartempion
Ce sont les rois de l'information
On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien"
MTTs online .fr : le déclic ?
"Le déclic". Vous avez tous vu ce film. Non ? Ah bon ? Ah oui j'oublie toujours que je n'ai plus 22 ans, encore que quand j'avais cet âge-là ce film était déjà probablement sorti depuis des lustres.... Vérification faite, ce navet (ou chef d’œuvre selon les goûts, perso JP Kalfon est un de mes acteurs cultes) du cinéma érotique basé sur une BD culte de Manara appartient bien à la préhistoire du 21ème siècle, et si je m'en souviens c'est qu'il est sorti en même temps que le lancement de Canal+.
Pourquoi je vous parle de ça moi? Ah oui, juste à cause du titre, et de ce qu'il cache. Le synopsis de l'histoire, c'est une jeune bourgeoise coincée qui découvre son côté lubrique lorsqu'un scientifique pervers (Kalfon) invente une télécommande opérant à distance comme un tube entier de pilules viagra sur le psyché de l'héroïne (Florence Guérin). De pauvre fille soumise elle devient diablesse insatiable, affolant les hommes de tous poils, y compris le curé du coin.
Quel rapport avec le poker ? Aucun. Ah si, pardon... Il y a quelques mois j'ai posté des adieux larmoyants à ma communauté pokernews, annonçant que devant les échecs répétés subis sur les tables virtuelles depuis l'ARJEL, la meilleure chose à faire pour moi était de me retirer de ce monde auquel visiblement je ne comprenais plus rien. Clou du downswing, un pot énorme au Main Event des SCOOP Fr perdu avec AA < KK préflop contre rodmaster198 qui me mettait un beau carré de Rois dans la tête. Pour moi le message était clair : t'es fini papy.
Poker plaisir : y a pas d'mal à s'faire du bien
Mais voilà, quand on est têtu, et que de surcroît on travaille à domicile la plupart du temps avec à portée de clic la tentation de taquiner du poisson dans les eaux fraîches du .fr, on finit toujours par y revenir. Mais pas n'importe comment. Docteur Goodrun avait entre temps activé sa télécommande magique, déclenchant en moi des sentiments enfouis depuis trop longtemps : le plaisir simple de jouer, l'envie de progresser, l'ambition d'être plus fort que le bad run, plus solide que la variance.
C'est donc la fleur au fusil que je suis revenu sur les tables du .fr, ayant totalement abandonné l'idée d'être gagnant (mon ROI étant tellement négatif que cela paraissait impossible) mais avec la ferme intention de prendre un max de plaisir avec ce jeu que j'aime tant, mais qui ne me le rendait que si peu souvent.
J'ai donc totalement changé de style, d'approche et d'objectifs. Notamment, j'ai commencé à jouer SMALL BALL jusqu'au paroxysme. Par exemple je pense que je suis peut-être un des joueurs qui fait parmi les plus petits raises préflop de tout PokerStars (en début de tournoi, après ça devient standard même pour les fishs). Ca donne du raise à 89 sur blinds 40, à 159 sur 60, à 219 sur 100. Idem post-flop, je n'hésite plus à 1/3 pot même sans rien en main. Au départ c'était simplement pour value et induce bluff, mais j'ai vite découvert que cela permettait très souvent de FLOAT sans la moindre contestation.
Par exemple, avec 
je vais souvent ouvrir à 99 UTG sur des blinds à 40. Si je suis payé deux fois sur un pot de 300 et quelque je ne vais pas hésiter à cbet pour 139 sur un flop 

. Gutshot, runner runner flush, c'est plus qu'il ne m'en faut pour allez chercher la river. Le gros avantage c'est que si un vilain sloplay en face, il se retrouve avec une problématique à laquelle il n'est pas habitué ou bien préparé. Comment jouer AA ici ? Il y a tellement peu dans le pot que sur-relancer fort ne servirait qu'à me faire fuir, en même temps il est bien obligé de value, et donc se retrouve forcé de 3bet mais pas trop gros, dans cet exemple à 280 par exemple. Et c'est là que l'avantage du small ball est évident. Car si j'avais raise 120 préflop et fait un cbet à 280 par exemple, j'aurais déjà investi plus que ce que je vais payer pour aller voir le turn en smallballant. Pour vilain cela devient facile d'envoyer un gros 3bet flop car le pot est déjà conséquent (raise 120 payé 2 fois = 400 + cbet 280 on a 680 dans le pot, si vilain a 3000, il peut 3bet à 590 et si jamais je suis il va pouvoir tranquillement faire tapis sur le turn que je serai obligé de ck/fold dans la majorité des cas).
Là où le small ball devient assez drôle, c'est que je vais faire quasiment la même avec les nuts, par exemple 88 avec le brelan flopé. Un bon gros tirage au turn et un nouveau barrel smallball, et notre glouglou AA ne verra que sa main et un joueur qui va chercher son tirage pour pas cher. Ce sera parfois le cas, mais parfois pas. Il faut donc dans tous les cas ne rien changer à sa line et je vous garantis des pots payés par des mains complètement hallucinantes. Hier encore j'ai eu un 22 qui m'a suivi sur tout le board 8QJA3 3barrellé tout le long. C'est bien sûr le dernier avantage du smallball et de ce contrôle permanent du pot, on ne perd pas les vilains en route pour qui le prix est tout simplement trop peu cher pour ne pas suivre "au cas où" ils seraient quand même devant.
Cela n'empêche bien sûr pas de mixer. Sur les deepstacks par exemple, où on peut alterner smallball et agression permanente. Hier j'ai perdu la moitié de mon tapis sur un DS à 10€, je suis donc immédiatement passé en mode push, agressant tous les pots préflop jusqu'à ce que je touche avec 67 en main sur un flop 345 et que glouglou ne me livre 100BB avec AA. Même histoire au Triomphe, où tombé à la moitié de mon stack j'ai push K9o avec air complet après avoir misé 1/3 de mon stack préflop (^^), et show bien sûr afin d'avoir un max d'action sur mon prochain move.
*** CARTES FERMÉES ***
Distribuées Burning Jo 

mikel lang57 : passe.
tontoncarlos : passe.
loamad : passe.
pilate9 : passe.
Burning Jo : relance. 2000 à 3000
Albandy31 : passe.
liobys : passe.
Ganjasong777 : passe.
ned76000 : suit. 2000
*** FLOP *** 


ned76000 : parole
Burning Jo : mise. 9692 et est all-in.
ned76000 : passe.
Personne n'a suivi. (9692) sont retournés à Burning Jo.
Burning Jo a remporté 7625 lors du pot .
Burning Jo : montre 
(une paire de Dix)
Après ça il ne reste plus qu'à attendre le bon spot, qui a fini par arriver pour tripler et on a tranquillement repris la ligne smallball/control pot jusqu'à finalement tomber à 18 left pas très loin de la finale.
Lagtardpotcontrolsmallballfloa ting
Pour maximiser vos gains avec le smallball/controlpot/float il faut absolument prendre en compte tous les paramètres de la table. Terminé d'omettre le moindre détail, car chaque oubli peut provoquer votre sortie. Taille des tapis, votre image à ce moment de la partie, moment du tournoi, historique des joueurs, ICM, il faut vraiment réfléchir à chaque coup dans lequel vous entrez, un exercice qui peut s'avérer épuisant lors de longues sessions en 12-tabling...
Hier en TF du Kiss, exple parfait du pot control qui prend tout : je relance 
UTG 2,1bb, call par mp et BB. BB check flop 649 avec un pique, je cbet, mp et BB call. Turn pique, bb donkbet, je call, mp call. River pique, bb check, je 1/2 pot et mp snap flat avec 66.............
Il faut aussi penser comme un joueur d'échecs, à savoir avec plusieurs coups d'avance, et ce sur n'importe lequel des coups que vous jouez. C'est le problème du control pot, vous devez savoir à l'avance ce que sera votre plan quand votre ou vos adversaires adoptent une ligne standard ce qui est le cas la plupart du temps. Autre point important, on doit quasiment bannir le bluff de son arsenal car les adversaires ne cherchent plus qu'à vous attraper surtout quand vous êtes particulièrement actif. Semi-bluff, float, oui oui, bulff total, non non, vous serez bluffcatché beaucoup trop souvent.
Enfin, voici une petite liste de trucs et automatismes à adopter :
* en début de tournoi, soyez patients. Vous aurez les nuts tot ou tard, vous monterez un tapis (sauf bad beat, setup, suckout) et pourrez ensuite développer votre jeu smallball. MAIS pour être payé avec les nuts, il vous faudra être souvent dans l'action AVANT. Allez voir des flops, payez des 3bet avec des mains marginales, pas tant pour suckout que pour habituer vos adversaires à vous envoyer des barrels. Quand les blinds auront augmenté, et que vous trouverez un flop miracle, ou un draw monstre, ils vous shiperont leur stack sans hésitation.
* jouer smallball n'empêche pas de garder les automatismes ev+ : resteal, push SB Qx+, squeeze, 3b light, ck/rai FD max, vous devez avoir à votre disposition toutes les armes du poker pour maximiser vos chances.
* vous devez absolument travailler vos reads ET LES SUIVRE. Si ce n'est pas votre point fort, n'hésitez pas à vous investir psychologiquement dans des sessions où votre seul but et de deviner les mains adverses à chaque coup.
* utilisez les NOTES à fond. Des que je vois un coup joué étrangement, je met une note. Dès que je vois un joueur qui ne joue pas et retourne un monstre sur les seuls coups où il rentre, je met une note. Quand un joueur bust sur un coup vraiment mal joué, je met une note. Sur PS par exemple, on peut meme mettre des notes depuis le replayer c'est vraiment parfait. Au minimum une couleur + une indication, exemple VERT + "fish" ca mange pas de pain. Si vous n'êtes pas sûrs, rajoutez un point d'interrogation. Souvent je copie colle l'histo de la main dans la note aussi. Tellement plus facile de lacher AK contre un 4bet quand un joueur est etiquetté 'uber tight'
* Repérez les habitudes des glouglous. Par exple, minbet sur drawy board, ce sera quasiment toujours un tirage. Si je raise 
et que sur un board 

mon adversaire donkbet du minimum, je relance directement pour casser sa cote de call, souvent je vais 'pot' et vilain va lacher dans 90% des cas. S'il call et ck ou minbet le turn, je vais lui renvoyer une grosse cartouche, voire tapis si j'ai toujours air. Attention, un fish qui minbet trois barrels de la même valeur de raise, c'est souvent les nuts ou au minimum top pair. Si la cote est trop bonne river et que vous n'avez que deuxième ou troisième paire, le bon move river est souvent de fold. Le petit + étant de ne pas montrer sa main bien sûr. Payez quand c'est vraiment vraiment pas cher, mais dans ce cas ce sera pour vérifier que vous êtes battus et ce sera le cas la plupart du temps.
* Soyez conscients de votre image à tout instant. Lorsque vous relancez souvent, les bons joueurs vont rapidement repérer votre style de jeu et s'adapter en 3bettant light notamment. Ils vous sur-relanceront aussi avec les nuts, à vous de ne pas tomber dans le panneau et ne pas hésiter à 4bet quand vous sentez votre vilain en bluff. Quand vous êtes en Agame sur vos lectures, les sharks vous foutront la paix tout aussi rapidement qu'ils vous ont cherché des noises.
* La POSITION : c'est un paramètre essentiel notamment pour payer les 3bets pf ou pas. Par ailleurs, smallballer vous permet de jouer très souvent la carte "pas chère", dérivé de la carte gratuite. Lorsqu'on bet pf/cbet flop petit on peut souvent se permettre de payer IP un ck/raise flop, ou encore mieux un ck (vilain) / bet (hero) / smoothcall (vilain), en particulier quand on a la profondeur : ck ck turn et river gratuite. Vu qu'on smallball on se paie cinq cartes pour un tarif sans concurrence, et vilain va souvent se mettre dedans tout seul en sloplayant...
Ce ne sont que quelques piqures de rappel bien sûr, mais ces quelques paramètres me rapportent une tonne (en jetons, en tt cas ^^) sans avoir à élaborer des tactiques ultra compliquées. Le gros, très gros avantage de jouer comme ça est que je suis souvent illisible. Quand je raise UTG à 99 sur 40, j'ai peut-être 89s, j'ai peut-être AA. Ce n'est qu'en fonction de TOUS les paramètres que j'adapterai mon jeu.
EV+ ou pas ? L'expérience continue........
Je ne suis pas assez BON joueur (loiiiiiiin de là) pour me permettre d'élaborer (et surtout avoir la prétention) de présenter des stratégies compliquées et les mettre en forme donc je vous livre brut de fonderie juste quelques tips sur ce style de jeu qui m'a bien réussi en MTT ces derniers mois. Je précise que justement j'ai attendu trois mois et un millier de MTTs pour oser me permettre d'en parler comme une technique EV+. Les résultats étant là, je commence à peine à envisager le fait que ce soit un style gagnant sur le .fr.
Je considère quand même avoir connu un vrai DECLIC quant à mon jeu, un qui me permet de commencer les sessions en me disant 'miam miam on va encore se régaler aujourd'hui' et non pas 'oye c'est parti pour 6h de souffrance...'. Ca n'empeche pas de souffrir, les sessions sont souvent de vrais martyres, mais le volume permet d'absorber un bad run temporaire la plupart du temps. Par exemple hier soir j'ai perdu le pot du chiplead à 40 left sur le FrenchKiss Sunday, KK < JJ préflop ca fait mal au bide. Mais avec assez de jetons pour encaisser ce suckout, j'ai ensuite pu faire un petit AK > TT > TT qui m'a remis au top et permis d'atteindre la finale dans un fauteuil avec un peu (bcp) de non-déchatte par la suite....
Pour revenir au "style gagnant" (ou pas), voici ma sharkscope qui à mon avis est assez parlante. Et encore je rate énormément de value en fin de tournoi, accumulant un nombre incroyable de deepruns sans intérêt (top 30 sur 1000+ joueurs) et de 3ème ou 4ème places qui me coûtent littéralement des milliers d'euros. Ce sera désormais l'objet de tout mon focus, shipper les tournois au lieu de sauter dans le top 4.
Objectif shipament
Je fais encore énormément d'erreurs, mais pour l'instant les résultats sont là. Et la remontée correspond EXACTEMENT au moment où j'ai lâché mentalement, profitant de mon "abandon" pour revenir au POKER PLAISIR. A la base ce n'était que pour expérimenter des techniques afin de les exporter en live. Mais au rythme où vont les choses, j'ai désormais comme plan de ne pas juste exporter les techniques vers le live, mais aussi les €. Ce petit week-end de grind me paiera un tournoi des WSOP Europe, façon de valider concrètement mes gains virtuels, de protéger ma bankroll (par les temps qui courrent on ne sait jamais) et de me motiver pour continuer vers le haut, tant en termes de jeu que de résultats.
Accessoirement, les donkaments me permettent de garder une réserve suffisante pour direct buy-in les SundaySpecial, NOS et compagnie. Ce sera l'objet de mon deuxième focus intensif, redresser mon ROI sur les tournois 50€+,ce qui est en bonne voie aussi, et shiper un de ces monstres prizepool devant lesquels je bave depuis trop longtemps !
Bonne chance à tous, je vous souhaite le même DECLIC !
CR Deepstack 340$ : on se gondole au Venetian !
Rien de tel qu'un bon jeu de mots pourri pour (enfin) poster un nouveau CR made in Vegas, pas vrai ?! Je m'en vais vous conter une histoire de Deepstack, "petit" tournoi à 340$ de buy-in qui offre 15.000 jetons et des niveaux à la progression lente, avec augmentation des blinds toutes les 40 minutes.
Tout d'abord plantons le décor. Il se trouve que la veille a eu lieu la soirée "F**K ME I'M CHAMPION" organisée par Fabrice Soulier, Nicolas Levi et ElkY pour célébrer la belle réussite des Français aux WSOP 2011. Dans une villa privée en banlieue, de nombreux joueurs et reporters tricolores ont profité de quelques heures de détente généreusement offertes par nos champions, et il faut dire qu'il avaient fait les choses bien : open bar, dj, piscine, poker, basket et plus si affinités, le tout dans une belle ambiance bon enfant où le tout-FR s'était donné rendez-vous.
Pas besoin de vous faire un CR, je vais plutôt mettre la vidéo sympa de nos amis de Winamax (voir fin de page) pour vous donner une idée, sachez juste qu'on a terminé pas frais pas frais vers les 5h du matin. Une photo valant mieux que de longs discours, vous pouvez m'admirer en grande forme ci-dessous, aux alentours de 3h du matin.... (drink)
No sleep ? No problem ! Let's play POKEEEEEER !
Toute personne normalement constituée dans mon état après la soirée irait se coucher sans demander son reste... Mais non, pas le Modjo, lui il rentre à l'Imperial Pâté et voit une belle table de cash game ouverte ! Goooooooooooooo !
C'est donc dans un état second qu'à environ 5h20 je m'assois en 1-2 histoire de jouer dans des conditions optimales ! A la table quelques gars bourrés mais pas autant que moi, et un vieux chinois qui d'habitude fait plutôt 16h-minuit, soit il est en avance aujourd'hui soit il est franchement en retard.
Mr Chinois est mon client favori, et on va se faire des horreurs pendant quelques heures. Il est le premier à tirer en me craquant KK avec un simple As-10 que je vais 3barrels sur un board assez obv Axxxx. GG lol. Je suis quasiment rasé mais bonne nouvelle, façon de parler, on me donne 50$ de bonus craquage lol ! Encore plus drôle, cinq minutes plus tard je lui craque AA avec 58 (dp flopée, nice sloplay sir) et le chinois s'énerve : "donnez moi 100$ pour mes AA craqués !".... "Ah non, c'est que pour KK craqués monsieur" s'entend-il répondre ! L.O.L !
Encore mieux, un peu plus tard je lui RE-craque AA, cette fois avec 59 raisé pf, encore dp flopée, le pauvre ! Résultat je remonte à quasi ma cave de départ, mais il est midi et je suis clairement dans un état second après plus de 24h sans dodo. C'est bien entendu là que Modjo décide qu'il est vraiment temps d'aller se coucher, oui? Perdu ! "Quoi, midi, omg y a un Deepstack qui démarre au Venetian !!"
No sleep + drunk ? No problem, LETS PLAY MORE POKEEEEER !
Le truc c'est que je n'ai joué que deux MTT, et bien que je sois archi positif après ma 2ème place dealé à 1336$, la plupart des tournois Deepstacks du Venetian sont à 500$, 1000$ ou plus. Si je ne joue pas ce 340$ je sens que je ne vais plus pouvoir en jouer avec le démarrage du Main Event WSOP. Et donc, goooooooooooooooooo !
Voilà pour le plantage de décor. C'était important de préciser tout cela car comme vous le verrez, ce sera un élément primordial de mon premier MEGA-TILT en live ever. Et quand je dis mega, c'est mega. Lisez la suite, vous comprendrez !
Je m'inscris donc au DS 340$ avec quelques 30 minutes de retard, avec en plus dans les pattes une course de fond en plein caniar de l'IP au Venetian, verre de Jack Daniel's en main. C'est pas très loin, mais à 48° à l'ombre ça fait mal. Il est temps de trouver ma place et là aussi c'est assez sportif avec déjà près de 700 joueurs in, ce tournoi s'annonce juste énorme !!
Ma table est pas terrible terrible, ça ne sent pas trop le fish et j'ai plutôt intérêt à faire attention après la soirée arrosée et les 6h de cash en mode ubercarnaval. En particulier un joueur à ma gauche semble être venu pour prendre rapidement la place de CL. Perso je sais que ça ne sert à rien mais bon on va quand même se méfier.
Première main après une série d'impitoyables poubelles, 
que j'ouvre au cutoff, et le 'shark' 3-bet direct, et en plus il 3-bet gentiment. Bon. On fold gentiment, ça part bien !
Deuxième main jouée une orbite plus tard, 
en SB et je relance à nouveau le shark, cette fois il fold. Bon, on partira pas sans avoir gagné un pot, weeee ! Ca joue assez, voire très prudent. A ma droite, le joueur-qui-a-l'air-solide raise sa SB juste quand j'ai enfin une main potable en BB, 
. Je 3bet bien sûr, et il ne perd pas de temps pour 4-bet allin direct ! LoL. Ok, je retourne mon As et je pousse mes cartes au milieu, il me retourne gentiment un
. "T'as la Dame avec ?" je demande. Pas de réponse mais je l'aurai plus tard, oui il avait la Dame.
Et si on doublait avec As high ??
Je ne vais plus rien jouer sur cette table, largement alimenté de bottom 10%. C'est un deepstack, ça permet donc d'absorber une longue période désertique, on ne s'affole donc pas. La table casse rapidement et me voilà propulsé à l'autre bout de la poker room. Quelques gros stacks déjà à la table, dont une (très) jolie blonde deux sièges à ma droite. Nous sommes au niveau 150/300 et il me reste déjà plus que 10.000 jetons environ, avec une moyenne à 16.000 et des brouettes, le tournoi ayant largement dépassé les 1.000 entrants, un record pour ce buy-in en trois ans de Deepstacks au Venetian. Miam miam prizepool.
Je découvre enfin une main potable 
. Potable mais surtout bonne pour se foutre en l'air. D'autant que UTG relance à 700, je décide donc de flat prudemment en UTG+1. Tout le monde fold jusqu'à la jolie blonde qui complète sa BB. Flop 

, beurk. Et la blonde prend l'initiative : elle raise à 1.450 ! UTG fold. Elle a du stack et je la vois bien contrôler plus en check/call flop + lead turn avec une TP. Je la met donc direct sur un tirage, probablement couleur avec ptet des possibilités de quinte. Je décide de montrer que j'ai la meilleure main, enfin plutôt le meilleur kicker, et je veux arrêter le coup. Je reraise à 4.000. Si mon read est mauvais, ce sera end of story. Elle me demande 't'as combien derrière?". Réponse = 4K 
Ca ne la dérange pas plus que ça (!) et donc là où j'espérais un push (elle a le stack pour) elle décide de.... FLAT ! Oups ? Turn
. C'est pas top pour moi mais c'est pas un carreau. GL me. Elle check, je boîte, elle suit, suspense. Elle retourne 
, tirage couleur! Ouf, good read, et maintenant comme ils disent là-bas : "no paint !". River...............

Et voilà comment je double avec As high les amis (ok tptk mais c'est anecdotique
). C'est pas la joie mais en fait je suis vraiment content de mon play, même aussi bizarroide qu'il soit, et d'avoir patienté pour le bon spot même avec semi-air en main ! Me voilà à l'average, let's play poker !
1.054 joueurs, et moi et moi et moi
Déjà à 300/600 (ante 50) après la pause où j'ai retrouvé 'Jooles', 'Pierre', 'RegDaFish' et d'autres reporters ou joueurs français engagés dans le tournoi (mais je ne trouve pas Devlimat malheureusement). Ils m'annoncent des stacks de 25k, 55k, bref ça roule pour eux.
Le temps de manger l'inévitable deuxième série de poubelles, je tombe à 22BB. UTG+1 relance à 1.600, le bouton flat call. J'ai 
en SB, time to shove ! Allin 14k, ils me connaissent pas bien encore mais mon play précédent de AQ les fait réfléchir, les deux tank/fold.
A 400/800, le joueur à ma droite ouvre à 2.000. C'est lui que j'ai squeeze juste avant et il a vraiment fold la mort dans l'âme. J'ai 
(enfin !) c'est donc l'heure de le piss-off ! Je sur-relance à 5.475. Pourvu qu'il ait AK ! Il 4-bet (weee?) je 5-bet allin bien sûr et il snap. Mauvaise nouvelle pour lui, il retourne 
, rien au tableau et me voilà à 39.000 avec un average à 25.000, perfect timing!
Je commence à jouer plus dés lors, je raise 
UTG, no call. Je raise 
en SB, cette fois la BB défend pour 4K, je fold. On arrive au niveau 500/1000 et j'ai 37bb. [x] Like.
Je suis déplacé sur une table qui me plaît bien, et qui sera ma table quasiment jusqu'à la fin du tournoi.
S1 - un vieux nit
S2 - un quinqua sympa, habillé tshirt DS Venetian
S3 - un quinqua un peu mou, gentil
S4 - Le Modjo
S5 - Un jeune c'est-moi-le-shark-jvous-own-t ous
S6 - Un jeune, casque, lunettes et casquette
S7 - Un joueur lambda, la trentaine
S8 - un sexagénaire, bien stacké
S9 - un quadra, casquette Venetian, genre livetard
A la reprise, je défend ma BB avec 
contre S2 au bouton. Flop 

, je check, bouton c-bet 3680 je ck/raise il fold.
Le hijack raise 2.600, je setmine en SB avec 
. Flop 

, check/check, et je check fold sur la
turn.
Je reçois 
en BB mais le bouton raise à 3,5BB. Hummm, ça pue bien. Je fold, Bouton ramasse le pot avec un sourire entendu genre "dommage" après mon hésitation et j'ai plus que 26K à ce moment-là.
Je relance à 2.600 du hijack avec 
. Oups, le short-stack en SB shove et je ne peux pas fold, en tout cas c'est trop tendu face à un short en termes de cote du pot. Il a 
ouf, je trouve un Jack et je passe à 37.000. Ca va un peu mieux mais chaque move est quand même bien tendu, on sent le stress monter chez tout le monde. Il y au final 1054 joueurs dans le tournoi, record explosé !! Prizepool final = $305K, pas mal non ?
En parlant de coup tendu celui-là est pas mal. A peine arrivé à la table il y avait eu un coup vraiment bizarre allin à 3 avec des mains vraiment pourries, la meilleure étant 6-6 et un joueur avait tank facile 4 minutes. J'avais limite call le time mais comme je venais d'arriver me suis abstenu... Par contre j'ai marmonné dans ma barbe un truc comme "tout ça pour ça" et le shark à ma gauche a insta-répondu "c'est un gros coup tout le monde est pas un super joueur comme toi" lol. Insta-tilt, envie de l'envoyer se faire f***** mais je pot control son trash talk. "J'ai jamais dit ça... Juste que c'est pas comme si on avait toute la vie, à 5 minutes le coup on va pas s'en sortir"... Bref m'a bien gavé d'entrée de jeu lui et le prochain coup va l'impliquer.
UTG (vieux nit) minraise à 2.000. WTF. UTG+2 call. J'ai 
et du stack. Je call en me disant que c'est une erreur, bref. Derrière, le 'shark' qui n'a que 4.700 shove ! C'est suivi par les blinds, par UTG, et par UTG+2 !!! Pas le choix, obligé de suivre ! Flop 

. UTG raise et se retrouve en battle contre BB jusqu'à la river. Le vieux nit-minraiseur-UTG retourne quoi? 
LOL. La BB retourne 
et le short avec 
remporte un x6 avec quinte sur la river !!!! Not good !
On est toujours à 500/1000 et la pause dîner approche. Pour rappel, j'ai toujours ni dormi ni mangé donc dans un état second. Heureusement SniperPros est fidèle au poste du rail pour me motiver, m'encourager et m'offrir un soutien moral absolument indispensable pour pas s'envoyer en l'air. Sacré railbird le Snip !!!!!
Le nit raise à 3.500 (3,5BB) au hijack et suivi par S3. J'ai 
, c'est la main du jour, je squeeze !! Fold et tank/fold, perfect spot et comme dit mon voisin de droite "perfect timing". J'ai 38.000 jetons à la pause dîner, average 50.000 on ne s'affole pas.
Pause dîner, on est toujours là papa (mais dans quel état...)
Pour couper un peu j'encourage Snip et Samy qui est là aussi à sortir du Venetian. On se retrouve au Gilley's juste en face, près du Bateau des Sirènes du Treasure Island. On galère un peu mais on se retrouve au "Saloon" à manger un super burger (best frites ever) sur le comptoir en matant des toutous américains se faire démonter sur le taureau mécanique sur fond de Karaoké Country. LOL comme coupure en tout cas c'est réussi même si je stresse un brin rapport à l'heure qui passe vite.
J'arrive largement en avance au final et j'étudie l'horloge du tournoi. 64K à la win, miam miam..... Et si et si hein ? Mais déjà je veux l'ITM car si ca passe je me suis promis un IPAD2 (599$). La vision de posséder cette merveille va me motiver à bloc, je vous conseille carrément d'essayer à l'occase (et l'Ipad2, et de focus sur un objectif simple et concret). Encore plus, je veux ma ligne Hendon, mwaaaaa !!!! Tout le monde en a une bordille, jveux la mienne scrogneugneu !!!!!!
Là, concentrez-vous, car on jette les bases de mon premier gros gros tilt en live. Juste hallu totale, jugez plutôt.
Deepstack, MegaTilt et Uberchatte
Je me rassois et du coin de l'oeil je vois un truc complètement délirant. En fait, S3 et S9 ont fait copain/copain les dernières heures. Chacun portant les couleurs du Venetian, à peu près même profil (livetard cool) et même âge, se sont découvert des amis communs et échangés les téléphones. Sont assez gentils aussi l'un contre l'autre mais rien de méchant. Par contre là, c'est grave.
Je vois donc livetard S9, déposer une pile de jetons bleus (ceux de 5.000, les plus gros du tournoi à ce moment) sur le stack de S3. Vous avez bien lu. S9 passe derrière S3 et dépose négligemment, comme si de rien n'était, 60k sur le stack de son pote, puis va s'asseoir. Et le pire : personne ne moufte (on est 5 à table en attendant la reprise) pas même le croupier. WAAAAAAAAAAAAAAT DA F******************K ??????????

La partie reprend et je me dis "c'est pas vrai j'ai rêvé ou quoi???? c'est quoi ce délire????". J'ai toujours 0 sommeil et je me prend à douter de ce que j'ai vu. En plus, je suis à peu près sûr qu'il en avait pas mal déjà des jetons bleus. Ca tourne ça tourne dans ma tête au point que je fold quasi in-the-dark mes 10 premières mains, ne parvenant même plus à penser à autre chose. Entre deux coups, je n'y tiens plus et je m'adresse à S3 : "pardonnez moi sir, mais il faut que vous m'expliquiez un truc. J'ai vu quelque chose du coin de l'oeil que je trouve hallucinant, et j'arrive même plus à jouer tellement ça me tarabuste". Je lui dis donc que j'ai vu son "pote" déposer 60k sur son stack, que les jetons venaient manifestement depuis en-dehors de la table, et qu'à ma connaissance ce genre de truc est TOTALEMENT INTERDIT en tournoi. J'en ai vu plus d'un se faire disqualifier pour ça (même au Main WSOP) et qui me dit que les jetons viennent pas de potes superstackés ailleurs dans la salle, ou même de son pote directement???
Réponse tranquille du livetard : "Ah ça ? Mais non, c'est juste une blague, il m'a piqué les jetons pour joke et ils les a remis c'est tout". Hein? L'autre livetard continue l'explication "C'est vrai, même que j'allais les mettre sur le stack de 'machin' (S6 à ma gauche qui est super short) pour rigoler"..... Je leur dis "non mais les gars vous êtes pas bien ou quoi?? Vous savez que si j'appelle le floor il y a de fortes chances que vous soyez bustos??? Ca se fait pas, même un gros noob sait ça !!" Les mecs réalisent mon malaise sincère et commencent à vouloir minimiser le truc à bloc. Le croupier s'en mêle "quest-ce qu'il se passe messieurs ?". Ok, la table est cool, pas de raison de foutre le souk, les mecs sont sympas, j'ai mon explication qui tient la route et je laisse glisser. "Rien, rien c'est entre nous" dis-je au croupier avant de signifier aux deux livetards que ok, "on est entre gentlemen, incident clos". Je vais qd mm mettre une bonne orbite pour me remettre la tête à l'endroit, avec un mini-doute derrière la caboche. On est en place pour le tilt, ha ha.
Première boulette, je mis-clic un raise à 1.600 (au lieu de 5.600) en c-bet sur 

avec 
en main contre le vieux livetard en S7 qui run comme Jésus depuis deux bonnes heures. Il reraise après avoir défendu, ouf j'ai économisé 4.000 au final lol !
Au niveau 1.000/2.000, le hijack raise lourd à 6.000 avec 17.000 derrière. Du cutoff je snap shove 
et il tank/fold alors qu'il n'a que 17.000 derrière ! Ca me remonte un peu, tout juste à 28.000, ça commence à être sérieusement tendu alors qu'on se rapproche lentement mais sûrement de la bulle....
C'est cette fois le livetard S3 (mec aux jetons bleus) qui raise 6.000 à son tour en début/milieu de parole. J'ai 
, décidément. Bien entendu je re-snapshove. Comme ils disent avec raison dans La Haine, "Jusque là tout va bien". 
Le plus dur, c'est pas la chute..... C'est l’atterrissage
Deux sièges plus loin, très mauvaise nouvelle : j'entends un "ALL IN!" prononcé avec force par le jeune nit arrivé à la table à la place du short que j'avais bust et qui avait pas bougé une oreille jusqu'à présent. NON !!!! Toute la table connaît sa range : KK+. SICK. Bon, je me prépare mentalement à bust. Mon voisin de droite (S4) me murmure "j'espère pour toi que tu as une main". Je lui montre discrètement mon 
, probablement ma dernière du tournoi. Et là, le livetard S3 se met à hurler : "Quoiiii ??? Tu me montres ta main ???? Croupier !!! Il me montre sa main !!! J'ai vu un p***** d'As non mais je l'crois pas il m'a montré sa main !!!!!".
MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERD E.
Complètement oublié lui. La méga boulette......... Naaaaaaaaaaaaaan, pas moi, pas maintenant, pas ça, stop la sickness !!! Ca y est tout remonte d'un coup, la fatigue, l'alcool, le stress, le tilt de retour de dîner........ Quel abruti ! Je l'ai complètement oublié lui, tellement j'étais prêt à retourner mes cartes et faire mes valises. Gros gros souk à la table. Qu'est ce qui va se passer ???? Le livetard pote de l'autre (S9) dit alors le truc à pas me dire à ce moment là : "P**** quoi c'est pas vrai tu lui montres tes cartes après m'avoir cassé les c***** pour le coup des jetons????? ". Oh ptin. Toi t'aurais mieux fait de la fermer. TIIIIIIIIIIIIIIIIIIILT.
"Ecoute mon pote, ce que j'ai fait c'est une erreur honnête. C'est une grosse c****rie mais ça arrive. Toi et ton pote, ce que vous avez fait, ta ptite blague à la c*n, c'est juste NON NON en tournoi. Alors j't'explique" continue-je en le pointant du doigt, debout et furibard, en plein poker room du Venetian, "je sais pas ce qui va se passer pour moi sur ce coup. Mais si je bust, toi et ton pote vous êtes MORTS. J'appelle le floor et je porte plainte : vous êtes BUSTOS, tu m'as compris ??? B.U.S.T.O !!!!" J'ai les yeux qui sortent de la tête (j'en ris encore rassurez-vous) et les deux livetards en mènent pas large, d'autant que le floor arrive pour régler "mon" affaire. S'il déclare ma main morte, je tilt for life imo...... Pendant que je continue à menacer de plus belle les deux livetards, le floor décide de faire jouer la main et décider de mon sort après coup. Le livetard jette sa main absolument furibard (cinéma car soit AA soit fold obv) et le nit retourne 
(meeeeeeeeeh). Le croupier commence à tirer le board.
Ben il avait bien raison Kassowitz. Flop 

!!!!
Turn
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! River brique. OMG 
Je quasi-bust le nit. J'ose à peine le regarder 
Voilà, j'ai plus que doublé à 67.000, c'est la folie dans ma tête. Je m'excuse pour l'esclandre auprès de la table. Je m'excuse vaguement mais pas trop pour le bad auprès du nit.... Et j'annonce aux livetards que pour la peine je ferai pas de foin, trop heureux de cet énorme coup de chatte au plus fort moment de mon pire tilt ever. J'annonce que je "m'auto-pénalise de mon tour de blinds" pour la peine (authentique, lol). Le floor me demande de venir le voir à part et me demande pourquoi j'ai tilté. Je lui explique (j'essaie de vous la faire courte, j'vous jure !!) en fait ce qui s'est passé tout en lui disant "je dis pas ce qui s'est passé car je veux plus de problemes mais en gros imaginez qu'il se serait passé ça" et je lui raconte le coup des jetons. Il m'invite à aller me calmer sur le rail et je pars fumer une clope........ De retour à la table le croupier va me souler comme quoi j'ai encore deux mains à attendre, que j'aurais eu un tour de pénalité (inventé par lui mais bon bref) et j'accepte alors même que les autres joueurs protestent pour que je revienne, considérant mon auto-ban relativement fair-play. Bref, finalement je me rassoies et je dis au livetard S9 "on est d'accord que ce que tu m'as dis c'était pas correct vu les circonstances???". Il moufte pas. "ON EST D'ACCORD OU PAS???". Il acquiesce mollement, comme s'il avait le choix haha. L'autre (S3) rigole presque, me dit "oublie le va" et on se serre la main. LETS PLAY POKER, enfin si on y arrive lol. / END OF TILT / 
Epilogue : IPad2, HendonMob et busto
Vous êtes encore là? Wow, bravo pour votre courage 
J'espère que la lecture n'est pas trop barbante, mais on est même pas arrivé à la bulle les gars !! Evidemment maintenant c'est plus la même, j'ai chatté, j'ai calmé les deux grandes bouches de la table et j'ai un peu de stack. je relance 
UTG à 5.100 (blinds 1000/2000 toujours) et seule la BB (CS au S3) suit. Flop 

. BB check, je check back pour le laisser bluffer le turn mais c'est un
! Je vais pas encore check back d'autant que je représente A high, je mise 5.300 et il jette.
Je relance 5.100 avec 
offsuit au hijack. Il reste 140 joueurs. La bulle est à 100 joueurs. Le gros gros nit trois sièges à gauche instapush 14.000. Il a regardé l'horloge peu avant, a open fold masse de spots et il pousse sa pile de jetons avec empressement. Si c'était un chien, il remuerait la queue à 5 vibrations/seconde..... Je commence à compter son stack du regard, il insta-splash sa pile ! A ça, je rajoute que dès qu'il a vu sa main, il a regardé fébrilement s'il y avait de l'action. Et oui, je ne regarde jamais ma main avant les autres ou avant mon tour, je préfère observer les autres qui regardent les leurs. Il est penché en avant, d'un air décidé, et tient ses cartes prêt à les retourner, persuadé que je vais snap. je FOLD. Consternation de la table. "Quoi mais t'as du 3 contre 1 au pot là" se permet le nit de droite qui a open 6k et fold 17k sur mon allin plus tôt lol. Je lui dis "J'ai une bonne raison de call et au moins quatre de fold". Consternation et abattement du nit, good fold imo. 10k c'est deux open raises, et avec les antes c'est plus que ce que je peux gagner en payant une main qui me crush obv.
La bulle approche. J'ai toujours dans les 65K. Je découvre 
. Again. On est à 2.000/4.000 maintenant et il reste 110 joueurs. J'ouvre à 10.100 et un nouveau joueur (apparemment solide, qui a remplacé livetard S9 qui entre temps s'est fait bust par son "pote" livertard S3 LOL) me reraise à 27.000. S'il pousse je peux tank/call. Mais son raise m'annonce TT+ et encore TT c'est vraiment le minimum de chez minimum. Si AKs je suis mort. Au mieux je flip. Je fold donc, et histoire de consterner un peu plus la table, je fold face up. Apres-coup je pense que c'est peut-être une erreur mais je voulais voir la tête de mon vilain pour valider mon read. Je pense que c'est un bon fold à la bulle, et j'apprendrai (des jours plus tards, au Main Event où je l'ai retrouvé) qu'il avait JJ.
Il reste 105 joueurs. ITM -6. Ipad2 -6. Hendon -6 lol. Je suis UTG et m'apprête à fold mais je découvre 
. J'ai l'image, c'est la bulle, je peux être payé par moins bien. Alea Jacta Est, QQ ca own AQ quand même.... Je shove. le même gars qui m'a reraise juste avant reshove au cutoff. Oups? Il retourne 
. Bon, je demande une seule chose aux dieux du poker : "donnez lui un carré, une quinte, je m'en fous. Juste, pas d'As on the river, et pas de flop piques avec la FD qui rentre river. J'ai chatté mon AK > KK, j'accepte toutes les autres punitions". Pas de pique au flop. Pas d'As river. Weeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !
Cette fois j'ai 120.000 (average 140.000 je crois) et je vais tout fold jusqu'à ITM. Pour la petite histoire, un short pousse 
à la bulle et se retrouve payé par 
. Flop 

. On regarde avec Sniper, j'annonce "turn Dame". Turn
. Je re annonce "et maintenant river Roi, parce que c'est rigged". River...........
lol (pauvre bouboulle boy quand même ^^). La bulle éclate. IPAD ! Hendon !!!!
Maintenant on joue la win. Enfin on aimerait bien. A 2.500/5.000 les blinds piquent, et j'ai un gros désert sur ma nouvelle table qui casse rapidement. Je suis en BB et un Français à ma droite m'a shove deux fois déjà en BvB (46 et 27 chez moi obv) et là j'ai enfin 
mais tout le monde fold et se barre avec leurs stacks, sick. Le Français tank et minraise sa SB (pffff). Shove, il fold et j'avance pas mais c'est toujours ça de pris.
A ma nouvelle table, alors que je m'assois je vois des stacks monstrueux genre 200k chez au moins 3 joueurs et on joue en 6-handed !! Il doit rester 75 joueurs et j'aimerais bien 1k encore ça me ferait bien plaisir deux fois 1K+ d'affilée. Coup super bidon entre deux gros stacks et un jeune abruti chauve paie tapis pour 400K+ avec KQ vs AK chez le mec sympa à ma gauche sur Kxx. Turn Q. D'accord....
Main suivante encore pire. Mec raise, mec agro reraise juste derrière, et un roudouillard à la bouille sympathique de bon gros nit SHOVE ses 200K. OR shove à son tour !! Et le reraiseur reshove tout ça !!! WoW ! J'annonce AA chez le nit. 
chez OR, 
chez agro
et obv............ 
chez le nit qui ramasse 600K+ sur ce monstre pot. Je suis jaloux avec ma ribambelle de 37off 
Finalement je tombe à 8BB et alors que le chauve a encore bust un mec sur un horreur, je profite de pouvoir open shove 
(on est en 5handed !) sur sa BB avec mon image de gros nit alors qu'il est occupé à ramasser et ranger sa tonne de jetons..... Il prend quand même le temps de regarder sa main, on sait jamais.... Et il part dans un éclat de rire... Non???? Ben si ! Snap call avec 
. PFFFFFFFFFFFFFFFFF ! 
J'annonce "je peux battre ça, go la quinte à papa". Flop 

. La table fait "ouuuuuuuuuuuuh". Bah allez donne lui son As now, COME ON ! Non, y aura pas de miracle. Je bust 65ème, à 4 places des 1.000$+. Je félicite les croupiers et remercie le floor pour sa patience et sa compréhension sur mon tilt... Ayant revérifié les règles depuis, je sais désormais que "normalement" dans le cas où on montre "involontairement" sa main, on prend une pénalité sans plus. MAIS attention mes amis, au moindre doute, si jamais par exemple le croupier estime que c'était volontaire et qu'un seul joueur corrobore, votre main peut-être déclarée MORTE, ne faites pas la même bêtise que moi ! CONCENTREZ vous même au pire de votre fatigue extrême, on ne sait jamais quand l'erreur va arriver.
Dans la vie, faut pas être greedy : next time one time !
Bref, je récupère 915$, bien content malgré tout car mes collègues reporters ont grave déchatté dans le même temps, en particulier Jooles et Pierrot qui ont vraiment vraiment vécu des horreurs innommables, GG à eux vraiment, la prochaine sera la bonne ! Pour ma part je n'oublie pas avoir sauté à la bulle KQ vs 99 sur xxK allin (turn 9) l'an dernier, le AK >KK c'est finalement un peu de justice. Sacrée variance quand même.
Le lendemain j'achèterai mon Ipad2, histoire de garder un souvenir concret de cette belle aventure. Après 40h sans sommeil, je vais enfin m'écrouler la satisfaction du devoir accompli, tant pis pour les 64k de la win. GG au meilleur français du tournoi, Adrien Braesco qui saute 25ème et prend pas beaucoup plus au final (1.770$) et bien sûr au vainqueur Bernard Dominiak qui jusque là n'avait que des gains à 1k ou 3k, pas de quoi rougir j'aurai ma chance aussi.... One day... ONE TIME ! Le tout avec mon nouveau motto en tête : "dans la vie faut pas être greedy", c'est à dire que quand il vous arrive un truc sympa, appréciez-le, au lieu de penser à ce que vous avez raté 
Je vais prendre mes gains et me payer MON MAIN EVENT à MOI, le Main Event à 1.000$ des Caesar's MegaStack, un tournoi à 50.000 jetons MIAM ! Et là je vais la claquer la perf, c'est sûr !!!! Ce sera l'occasion d'un nouveau CR, si jamais vous avez lu celui-ci jusqu'au bout rassurez-vous le tournoi est plus long (!) mais le CR sera plus court :p
Merci de m'avoir lu, j'espère que vous avez aimé ce petit récit végassien, et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures ! En attendant, le petit bonus, ma p'tite ligne Hendon, thinnest brag ever mais si vous êtes pas content c'est pareil. LOL !
Prologue post-Epilogue : F**K Me -j'ai failli être- Champion !
Blog Vegas v2.0.11 : Indéspewdance Day
Bloguer c'est bien mais jouer c'est mieux. Alors si on se faisait une ptite 1/2 pour tuer le temps ? Ca vous branche, hein, hein, dites-le que vous kiffez un p'tit CR de livetardage made in Vegas !! Quoi, vous êtes déjà en train de bailler ? Tant pis pour vous, personne ne vous empêche de Ctrl+W cette fenêtre, pour les autres voilà mon petit swing sympa du 4 juillet au Flamingo's, de 1 à 5 à 1.5 caves. Uep, les balayeurs des casinos sont mieux payés imo, mais bon pas sûr qu'ils se marrent autant !!
On a fait le Caesar's, le Bally's et l'Imperial Palace, continuons donc le tour des poker rooms avec une autre 1/2 bien nazebroque mais où je me suis toujours marré comme un bossu et dont je ne suis jamais sorti rasé : la Flamingo's !
One, Two - check - One Two
Snipou et moi prenons place et je me prépare à la belle série de bottom 10% qui m'a accueillie sur toutes les tables de poker depuis qu'arrivé à Vegas. Bad read, première main un monstre, troisième main un pire monstre. C'est parti !!!
Pas le temps de m'asseoir que la croupière me demande si je veux jouer ma blind, et bon comme toujours je réponds que si c'est pas le cas c'est ptet pas la peine que je buy-in. C'est donc debout que je retourne ... 
! LOL ça sent le craquage nan ?
Eh bien même pas ! Je vais 3bet préflop, c-bet le flop 

, le turn et la river bien briquées et ajouter une petite colonne de 140$ et des brouettes à ma pile. That's the way, han han, I like it !
Mais bon faut pas rêver non plus, je ne serais pas LE Modjo si je n'avais droit à ma petite horreur juste derrière. Et quand je dis juste derrière, c'est deux main plus tard, sur ma troisième de la session donc.
Ca limp, limp, limp, limp comme a peu pres 75% des pots et je retourne au bouton.... 
. Mehhhhh ? Je met 14$ au milieu histoire d'amorcer la ligne et la gross baleine à ma droite annonce "ALLIIIIIN" genre s'il le gueule fort j'vais fold sur son snapshove à 80$. Bah non pépé t'es payé, t'es snapé, et montre moi ton horreur ? 
!! Quelqu'un a un kleenex?
Flop : 

, turn...
, river..........
. Nifik, comme dirait Kipik. Snipou m'est témoin, pas un cil n'a bougé, même sur le "YES!!" du donkey qui a oublié de rajouter "PAPA" mais bon c'était sûrement l'émotion de sa lecture parfaite du board.
Ca, c'est fait !!
Vive les néléfants roses de la Flamingo's
Je ne vais pas attendre très longtemps pour ressortir le harpon, sur une main encore très lolilol. 
et je raise derrière deux ou trois limpeurs, je sais plus trop. Papa Baleine à ma gauche flat, et Maman Baleine à droite flat aussi... Flop 

et je m'appele plus Modjo si je c-bet pas ces cartes magnifiques.... Pis y a plein de 8 dans le sabot à priori nan? Seul Papa Baleine suit. Turn.....
. Boom. Allez on en remet une couche, et baleine flat encore. Qu'est-ce qu'il peut bien avoir?? River
bon on lui shoote un dernier harpon dans les fesses et il flat again, retournant rapidement 
... LOL ? Je prend tout mon temps pour soulever le 6, pi le 7... T'as kiffé papa ?
On est à 450 boules après 20 mns, ça s'annonce pas mal tout ça. Je vais changer de table où je retrouve une grindeuse française qui s'avoue "en tilt". En effet ça va friter surtout avec deux autres frenchies et surtout un gars complètement déjanté à ma gauche, siège 1. Après quelques coups je raise UTG+1 avec 
à 11$ et le déjanté fait tapis pour ses 52$... Hummmm. Bien envie de payer mais bon ok fold et tout fiérot il montre 
.... Toi mon gars quand je vais t'attraper !!!
Ca ne traine pas et cinq minutes plus tard, relance à 11$ à nouveau mais il a eu la bonne idée de reload pour 150$ total. Il me re-52$ et un troisième gars tank une heure pour fold. Ca snap push chez moi il snap call avec.... 
(mwaaaaaaaaa) pas lourd pour mon chtit 
. Merci et au revoir lol !!!
A partir de là c'est Carnaval-land. Je raise 
, déjanté reshove encore, petit tank de 15s chez moi et c'est payé, tableau hauteur 7 et il me retourne quoi? 
!!! Mwaaaaaaaaaaaa ^^ !!!!
Best nit fold ever : flush flopée über commit LOL
Mais le plus beau sera contre le gros gros gros nit papy tight uber serré à qui il reste 80$ environ. J'ai 
, je raise il flat, flop 

et check, je raise il call, turn
et j'annonce "hummmm j'aime ce turn", check check !! River....
et je fais une grimace style "aie aie aie papy c'est vraiment la pire carte pour toi" et il acquiesce !!!! Je réfélchis, le met à tapis pour ses derniers 36$. Attention roulement de tambourrrrrrr, rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr, il tank fold........... 
!!!!!! LOOOOOOOOOOOOOOOOL !!!!!!! As high FTW mais je suis juste explosé de rire comme toute la table, croupier compris !!!!
Après ce coup magique j'arrête de noter les mains mais il y en aura de belles et je vais monter, monter, monter à un peu moins de 900$ (4.5 caves), photo à l'appui :
Down, down, down, we all going down
Mais il est bientôt 6 heures, Vegas s’éveille, et les nits CS livetards à 2$/h ont désormais remplacés les bourrés de la nuit avec qui on aura bien rigolé quand même. Je me prend quelques trucs sympas, comme cette nouvelle ppA où je check in the dark (pour ck/raise obv) un flop 2-3-T contre deux joueurs qui check back. Turn
ça donkera deux fois 60$ avec la river
et je suit comme un âne pour m'écraser sur As-10 off chez le livetard. Une cave en moins.
Un peu plus tard c'est Ted Leahy joueur que j'avais rencontré au Venetian en 2010 (avec qui on s'était pas mal joué et qui se souvient bien de moi) qui me check in the dark la river d'un tableau 



. Je sais qu'il n'a pas la flush et je le vois sur le brelan, comme j'ai 
je décide de value (au lieu de check back). Grosse erreur, il raise 100$ de plus, je tank et tank et finalement je call et il me retourne quoi ? 
pfffff :/
Ce sera ma dernière grosse erreur mais les 900$ ont fait psschhitttt et mes efforts pour les récupérer seront anéantis par une série de poubelles tout simplement extravagante (4/5 off j'étais content en gros). Bref, arrive la dernière main, plusieurs heures de quasi-coma plus tard.
Limp UTG, je décide d'overlimp 
(les nuts) c'est overlimpé deux fois, raisé à 12$, et on est cinq au flop
. Check général sur 

. Turn
. Je mise cette fois et c'est suivi par le livetard qui avait As-10 un peu plus tôt. River........
! L'ancien mise 29$, je prend une minute pour reraise à 69$. Il suit, et rajoute............ 150$ !!! Waouch ! Je compte et recompte mon stack, il y a 450$, si je me plante avec la seconde nut flush je break even.... Tic tac, tic tac.
Je fixe mon adversaire, qui ne bronche pas. Je n'annonce rien et je retourne le
. Pas un cil ne bouge. Je retourne lentement le
, ma flush est exposée et je vais prendre ma décision : FOLD. Oui ça paraît ptet simple à certains, vu de loin, mais je vous assure que sans êter un sick fold du tout (on sait bien que re-re-raise 100$ river c'est les nuts) au vu du coup j'ai vraiment du mal à lire sa main, surtout que je ne le vois pas du tout sur 
. Ca reste une possibilité et surtout cette satanée doublette du 2. Il approuve du bout des lèvres, me retourne 
et j'ai droit à des "very good fold"' de la part de la table en lot de consolation.
4th of July : time to partaaaaaaayyyyyyy
J'embarque mes 450$ et je rejoins Snipou qui ... roupille dans la chambre (haha la surprise), et je prends qq heures de sommeil avant la soirée du 4 juillet dont je ne sais absolument pas de quoi elle sera faite. Pas super motivé pour enquiller une troisième taoua en 4 jours, d'autant que demain on devrait se rendre à la private party des frenchies pour célébrer nos champions WSOP. J'vous dirai pas où c'est... c'est private on vous dit ! De là à ce qu'on se pointe à pétaouchnok pour rien si on a pas la bonne adresse, et on pourra vous raconter comment on s'est retrouvé en short par 45° au milieu de nulle part.
Sinon, ben on poussera Tonin dans la piscine et on ira l'y rejoindre pour célébrer la razzia tricolore dans ces WSOP ! Ce n'est que le début, on a encore au moins une dernière breloque à prendre. La plus belle ! Et nous si on prend une cave et demie de plus on sera content, ca paie toujours les burgers Johnny Rockets, les milk shakes et les coups à boire ! Mon jeton de 500$ du Bellagio est toujours dans ma poche, signe que tout va pour le mieux au niveau de la BR. On va pas pleurer en plus !
Je vous laisse, j'entend les 'prout-prout' des feux d'artifice ! HAPPY 4th of July LAS VEGAS !!!
Blog Vegas v2.0.11 : ICM mon amour !
Hello les z'amis ! 
Pour la première fois dans ce blog, je vais me forcer à faire une entorse à la règle consistant à raconter notre "Vegas Trip" jour après jour. Après tout, si quelqu'un a le temps d'écrire tout ce qu'il a fait dans la journée à Las Vegas en pleine saison touristique et pokeristique, c'est qu'il doit royalement s'ennuyer (et j'ai eu beaucoup de mal à rester poli dans cette phrase !). Ce n'est vraiment pas notre cas, et je vais donc vous raconer un petit tournoi où j'ai eu la chance (il en faut toujours) d'aller assez loin pour que l'histoire soit, je l'espère, intéressante.
Je suis de l'école "Fire & Forget" (tirer et oublier), et si je ne met pas par écrit ce que j'ai joué, et ressenti, hier au Caesar's Palace, demain je ne me souviendrai même plus des mains que j'ai jouées. Voici donc mon compte-rendu du tournoi quotidien de 19h (100$+10$ add-on) du Caesar's Palace.
Avé Caesar's, ceux qui vont chatter te saluent !
On ne devait pas spécialement jouer ce tournoi mais après avoir étudié les options disponibles en début de soirée, il nous a semblé que c'était le moins pire des donkaments disponibles. 3.500 jetons pour 100$ + 1.500 jetons pour 10$ (à l'attention des dealers, chose commune dans ces tournois réguliers), des niveaux de 20 minutes, cela ressemble à une partie online sauf qu'avec la lenteur des coups on sait bien qu'avoir deux fois le bouton dans le même niveau est déjà un petit miracle en soi.
Seb 'SniperPros' et Stéphane 'Darts' sont là aussi, et nous rencontrons plusieurs français sur place dont Pedro Canali et Barbara Martinez, ou encore le nouveau reporter Winamax 'Jooles' venu tâter du carton lors de sa journée de pause.
J'ai encore en tête le cuisant échec du Rio et contrairement à ce dernier cette fois j'ai un plan qui tient en trois lettres : I.C.M. Pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas ce concept, c'est un acronyme pour Independant Chip Model, une modélisation de la valeur de vos jetons en fonction de tous les paramètres du tournoi. Pour résumer simplement, en début de tournoi vous êtes à des années-lumière de l'argent, et vos jetons ne valent pas grand chose à la pièce... Quand vous êtes à la bulle ou dans les dernière places du tournoi en étant shortstack, chaque jeton vaut une tonne car si vous les perdez vous perdez masse d'argent. D'un autre côté, si vous êtes au début de l'argent avec des dizaines de millers de jetons, la valeur de chaque unité est encore plus faible qu'au début car en perdre quelques uns ne change quasiment rien à votre "fold equity" ou vos chances de gagner plus d'argent.
C'est un peu trash comme définition mais avec un peu de chance vous aurez saisi le concept. Et maintenant, shuffle up and deal !
Quand t'es dans le désert...
La partie va commencer comme toutes les autres. Désert de cartes, désert de spots, et je regarde le compteur égrainer les sorties sur ce petit field de 96 joueurs offrant 2.536$ à la gagne, 1.536$ au second et déjà "seulement" 836$ au troisième, avec neuf places payées. En théorie, jouer un tournoi pour l'itm n'est pas dans ma nature mais les prizepools (et surtout la redistribution de ceux-ci) sur les sites online .fr m'a fait reconsidérer cette position. S'il y a de l'argent à prendre, il faut le prendre en se disant que cela paiera le prochain MTT. Si on deep run, ça en paiera deux ou trois, et comme toujours (j'espère que vous avez tous compris ce point crucial) : une perf représentera l'essentiel de vos profits.
Je n'ai pas beaucoup joué de tournois live mais je sais une chose, c'est que je n'ai décroché aucun ITM intéressant et ça commence à me brouter sérieusement. A force de se dire qu'il serait stupide de chatter dans un petit buy-in, on finit par avoir un ROI bidon, voire dans mon cas proche de -100%. Et si ma bankroll s'en fout un peu (je joue en live avant tout pour le plaisir), mon ego n'est plus du tout d'accord.
C'est pour cela que je vais réussir à fold 95% des mains pendant quatre niveaux. Même si je passe au-dessus de la moyenne grâce à un seul coup. Avec As-Dame je me contente de suivre en small blind une relance déjà payée (vous avez bien lu...) que les blinds complètent. Je suis seul à miser le flop Dame-4-6 avec deux piques (je n'en ai pas) payé par un gars agro et dont le tapis fond à vue d'oeil. Turn 7 de carreau. Je check car le pot fait 4.000+ et mon adversaire a 3.800 environ, je pense qu'il va souvent push ici avec Dame-Valet ou un tirage. Non il check back et je mini-mise 2.400 ce qui est peut-être une erreur au vu de son tapis, il tank et fold une Dame !!!!
Un peu plus tard, j'ouvre 2,5 blinds UTG avec 
suivi trois fois dont deux serrés. Flop 

. Je check pour sur-relancer à tapis mais aucune action n'arrive ce qui me va bien aussi, le check de trois joueurs sur ce dry board me paraissant suspect. Turn
, check partout. River
et le papy serré donk bet, snap fold et merci pour les cartes gratuites. Ca c'est du jeu agro non? Eh bien c'est là que l'ICM joue à fond, chaque jeton perdu dans ma position me rapproche dangereusement de la sortie, chaque jeton gagné peut me maintenir à flot. Pour moi, chaque jeton vaut de l'or dès ce début de tournoi.
Avec 13.600 sur un average à 12.000 je suis content d'être là en ayant quasiment rien joué. Et je vais jeter 100% de mes mains pendant les deux prochains niveaux, profitant de cet ennui invraisemblable et de ma série de poubelles injouables (même avec 1 million de tapis je n'aurais pas gagné un coup) pour étudier mes adversaires, analysant le tournoi à quasiment chaque main avec l'aide de l'horloge.
Let's play poker now !
A la reprise je n'ai plus que 8.000 et la moyenne est à 16.000. Pas brillant mais je sais que j'aurai ma chance. Elle viendra avec le cassage de table, aux blinds 300/600. Je m'assoies UTG, je reçois 
et sur ma première main à cette table j'envoie tout (11 blinds) au milieu. Le moment est parfait, et me faire payer par pp10/pp9 me convient parfaitement, sachant que As-Dame ne paiera probablement qu'en toute fin de parole. Chaque joueur me regarde avec attention avant de fold et je prend le pot en me disant "au moins c'est mieux qu'envoyer avec As-10".
Je jette ma big blind et voici la troisième main en SB. Bouton ouvre le pot et après cinq secondes de pause j'envoie tout avec 
. BB fold, bouton tank un bon moment et décide de payer. Oups? 
Même pas ! Il retourne J-Q off et je suis content de mon shove. Flop 2, ca va, Turn Dame. Non je peux juste pas sortir sur un bon move !!! River As et je serre le poing. Me revoilà à l'average avec une image parfaite sur ma nouvelle table.
Un tour plus tard j'ai enfin le rêve : paire d'As en BB !! UTG raise 5000 sur des blinds à 1.600, perfect. La parole m'arrive et je tank, je regarde l'horloge (moyenne à 14 blinds, j'en ai environ 12). Je compte mes jetons (19.000), regard à la clock, et 3ème shove en une orbite vu qu'il peut pas ne pas payer. Et si ! Il jette en me disant "je ne veux pas jouer un flip". Là j'avoue le dégoût m'envahit car c'est mon spot pour monter en tapis alors qu'il ne reste déjà plus qu'un tiers des joueurs... Après les six niveaux à manger de la paille sèche, ça fait mal.
Alors il est temps de faire un move, probablement un de mes plus sympas en live. UTG raise 4.000, callé par UTG+1 rapidement. Paire et As-Valet ? La parole m'arrive en small blind, et je squeeze : INSTA SHOVE pour 24BB. Il y a des antes depuis deux niveaux, les blinds à prendre, et la fold equity parfaite pour faire fold mes adversaires qui me couvrent tous les deux. UTG (serré) tanke un peu et jette. UTG+1 (large passif) tank plus, m'étalonne, et jette après un long moment. Je claque 
sur la table. Le message est passé : maintenant on va jouer !
Les Jack on the Rocks (la boisson, pas les cartes) s'enchaînent et je suis désormais en parfait contrôle de mon jeu et des adversaires. A part un setup je sens bien la TF et j'ai gentiment monté mon stack jusqu'en demi-finale. Après qq tours un peu morts, je sens que la bulle a commencé à 14 left. C'est le moment pour moi de gagner ma place.
Abuser la Bubble c'est bien, la violer c'est mieux
Je relance mes As, mes Rois, mes paires, dès que les blinds sont sur les joueurs serrés ou que je n'ai que trois joueurs derrière moi dans un pot non ouvert. Je vais perdre des jetons sur deux coups où l'ICM va jouer à bloc et lâcher mon bon momentum. J'ouvre 
au cutoff en 7-handed. Je relance à 4.800 sur les blinds 1.000/2.000. Short en SB pousse, parfait, mais là où ça se gâte c'est que BB assez solide reshove pour 45.000. J'ai 90.000 (avg 73.000) et une image bien large agro par rapport aux autres. Il me fait un move sachant qu'on sait que SB a sûrement une pp moyenne ou As-X? Je tanke, je tanke. Bien sûr ma décision est prise, mais je sais que j'aurai sûrement une équité sympa au showdown. Est-ce le moment de risquer mon tapis dominant pour passer écrasant chipleader? Je fold face up et regarde les réactions adverses. SB retourne pp10 et BB dévoile ppJ !! Le tableau est sec et je serre le poing comme si j'avais doublé !
Ensuite je raise As-6 off au cutoff, on est plus que 12, BB qui a chatté et joue vraiment mal me flat, flop 788 avec deux carreaux (jen ai zéro) et il donkbet. J'hésite car je sais qu'il a un draw ou paire en-dessous et si je shove je pense qu'il fold. Comme Sniper me le fera remarquer, à ce moment-là je marche trop sur la table pour prendre ce risque, je fold il montre QT carreau. Il aurait ptet payé.... ICM, ICM.. Je prend des walks grâce à mon tapis et mon image (les shoves A2s et KTo ont pas mal compté imo) avec 2-7 off ou 2-10 off (loul) et je monte à 170.000 avg 90.000.
Je vais bust une nana apparement très serré qui a tué 'Darts' avec ppQ et ppK mais elle gagne un resteal avec Q9s vs TT et commence à beaucoup open shove à la bulle. Je l'attrape avec pp9 vs A7off pf qui tient, et dans la foulée je met la BB short à tapis avec 
il suit avec 
. Flop KT7, turn T il sourit déjà, river K le croupier lui pousse les jetons mais "I'm afraid not" et mon kicker As buste la table.
Deal or no deal ?
En finale j'arrive chipleader et on me propose en coulisse un deal à 9 après que le 10ème ait repris 90$ car chacun avait mis 10$ de plus au pot. Pas question bien sûr. Première main que je peux ouvrir en SB, 78 off je relance. BB me dit "ah tu veux jouer chipleader contre 2ème chipleader" et suit. Flop K76. Pas mal, je c-bet, il flat. Hum. Turn 5. Là j'espère ne pas voir K en face au final si la quinte ne rentre pas. Je 2ème barrel et il empoigne une pile de jetons. Aie, je vais devoir payer. Non finalement il flat, ouf. River brique. Je prend mon temps, je check. Il check back, ouf, et mon 7 est bon.
La finale est lancée, j'ai un quart des jetons (240.000 sur 900.000). On me reproposes un deal magnifique à 7, selon lequel je prendrais 1.536$ (gain 2ème place) et les autres partagent. Je dis ok pour 1600$ (quel chien lol) mais de toute facon 2 joueurs à gauche ne veulent pas deal à autant de joueurs. Le jeu continue.
La nana qui voulait arranger le deal dès le départ se fait couper en deux par JJ avec 99. Dans la foulée je perds du stack avec AQo vs JJ préflop, tableau sec. Chaque coup compte mais les shorts ont du mal. La nana pousse sa SB sur moi, je me réveille avec 
. Elle me dit "quoi frenchie tu vas payer?" et je réponds "je suis obligé de payer" ses quatres blinds et quelques. Elle retourne 
, c'est magique, et je la bust sur le Roi river inutile. 
Je papote discrètement mais continuellement avec mon voisin de gauche pour un gentleman agreement. On attend 5 left et on deale, il est ok avec ça. Je raise un As, puis un autre As. L'Allemand à deux places à ma gauche bust un mec sympa (le copain de la blonde que j'ai sortie en demi) avec un sick AA-KK en BvB. "Ca va, ta copine est un canon t'es payé tu vas pas whine en plus " je lui lance avec un clin d'oeil.... 
On est 6 j'ai A-9off en SB. Je raise. BB reraise lourd. Il m'envoie un message, je le regarde. "Seriously??". Oui il a l'air sérieux. Je fold As face up. Il retourne As-10. OUF. ICM, ICM. La 5ème place vaut 500$ c'est pas le moment de foutre en l'air ce beau run.
Le 5ème bust mais le gars à ma gauche est désormais huge CL, ca se complique d'autant plus que les deux shorts doublent trois fois chacun !!! La partie s'éternise et le CL ne peut clairement plus deal. Il joue bien, touche masse de jeu, j'open fold KJo en SB encore sur lui lorsqu'il me fait comprendre que je suis derrière.... J'ai bien fait de faire copain avec lui, j'aurais pu bust trois fois sinon !!! 
Mais tu vas mourir à la fin ??
La partie à 4 dure une éternité, le short veut pas mourir, on a beau le prendre à deux avec A8 et QJ sur son 56, il nous river la quinte. Grrrr. Finalement à 2h du mat, l'autre short le bust. 836$ assurés. Mais je veux pas moins de $1K, plus maintenant. CL a 600k, moi 150k, l'autre pareil (5bb!!). Je vais shove J4s SB sur le CL, il call 6-10, flop 6 noooon, j'appelle "Jaaaaaack" et boom il tombe au turn, yes !!
J'avertis le CL que celui de nous deux (les shorts) qui double pourra le couper en deux sur un seul coup et que si j'arrive en HU ca enverra des mines et je reculerai pas. 
Ca devient hypertendu, chaque décision peut coûter 700$ désormais. L'autre short double pour rester en vie.. 
au bouton, je push rapidement et ce sera mon dernier bon move de la partie. CL fold pour nous laisser en hu, BB tank une heure. Il fold.... Ouf. Il m'avouera jeter As-7 off !!!! C'est le 2ème ou 3ème sick fold contre moi, le premier c'était le AA et l'autre c'est quand un short a raise UTG et j'ai push UTG+1 avec 
contre sa paire de 5 qu'il a jeté en disant, lui aussi, "je veux pas jouer un flip!". Ben euh "moi non plus" avais-je dit !
Cette fois j'ai 200k (bb 40k !!!!), l'autre 180k, CL sent que son run peut s'arrêter et on lui offre de prendre quasi première place. Il est ok, OUF on peut stop le massacre, je prend 1336$, l'autre short prend 1300$, le winner (qui l'aura mérité, no pb) prend 2300$. Il va laisser 100$ au dealer et nous 40$, on partage les sous et je prend mon premier cash de 1k+ en live.
Cashin, Détilt, Débrief, lets go baby !
J'ai kiffé mon tournoi et pas juste pour ce gain. J'ai fait des gros folds (pour mon style de jeu en tout cas) que je push tous les jours online. J'ai calculé et recalculé l'ICM. Je n'ai pas craqué en TF. Je n'ai pris AUCUNE mauvais décision (imo), et en perdant un gros flip je finis 2ème (officiellement) avec un deal proche de celui qu'on me proposait quand CL à 7 left. J'ai stop le bad run, j'ai pris mes buy-ins pour le Venetian (j'envisage un 550$ et deux 340$) et j'ai pu small-baller comme j'aime jusqu'au bout. :G
Et si on shipait one time ??
Il me tarde de remettre ça avec une meilleure structure et une meilleure opposition ! Pour l'instant on se pieute content après une courte session en cash game avec les potes qui bustent (encore) rapidoss ce qui me fout un peu les boules pour eux, des trois je suis celui qui a le moins besoin de chatter mais bon, j'ai annoncé $20K va quand même falloir aller les chercher avec les dents lol. 
Il reste trois bonnes semaines à Vegas, je dis à Sniper de pas tilter, ca va finir par tourner. Je ne l'ai pas trop regardé jouer, peut-être des leaks dans son jeu aussi? Dommage pour lui sur celui-là, avec ses moves agros en début de mtt et sa tête de lagtard suédois, ca peut faire mal !!!!
Il est temps pour moi de bosser un peu, on a battu le record de reveil tardif et je zappe le PLO Hi/Lo des MegaStack Series du Caesars même si j'avais grave envie de le faire !
Tcho les peniouzes, la suite très bientôt ! VIVA LAS VEGAS weeeeeeeeeee ! ![]()
Epilogue : Snipou encore ITM (de la ronfle !!!)
Blog Vegas v2.0.11 : plus c'est court... plus c'est court !
"La vie est courte, mais l'été c'est plus court". C'est en substance ce qu'énonce un panneau publicitaire dans le couloirs du Rio. On aurait tout de même envie de rajouter au marqueur : "et un mois à Vegas pendant les WSOP, c'est ENCORE plus court". Tellement court en fait qu'on a toujours l'impression de n'avoir fait qu'un dixième de tout ce qu'on avait prévu. Et pourtant.
Sharkuarium.fr au Venetian
Ces derniers jours ont été bien remplis. La preuve, vous avez eu très peu de nouvelles ce qui est en général un bon signe. Après un premier week-end assez mouvementé, il est temps de vous raconter ce début de semaine passé entre Rio, Venetian et Strip.
Lundi 27 juillet, SniperPros et moi nous sommes rendus au Venetian pour rail le 2.500$ où on pensait retrouver quelques Français engagés dans le tournoi notamment Leo Laslandes. Et côté représentation tricolore, on ne fut pas déçu ! Sur la première table observée, on retrouvait ainsi Guillaume Darcourt, Alain Roy, Slimane Mamèche et Yann Brosolo. Dès notre arrivée "la Lame" se faisant couper en deux sur un all-in avec paire de 7 contre As-Roi, pendant que Roy et Darcourt entassaient les jetons entre deux parties de 'Angry Birds' sur leur iPhone !
Un peu plus loin, nous repérons le champion EPT Deauville Lucien Cohen et tout ce que le poker online français compte de meilleur ou presque : outre Leo 'Gastounet' Laslandes sont en effet engagés dans le tournoi Germain 'Germain133' Gillard, Nazim 'Naazim' Guillaud, Yorane 'viirusss' Kerignard, et plusieurs autres comme 'FrenchFish29'.
Pendant que Leo passe le temps sur son iPad la table de Darcourt sera particulièrement animée, ce dernier nous racontant une anecdote assez drôle comme vous pourrez le voir dans la vidéo postée ici-même.
LOL DonkaRioMent
Après un bref retour à l'Impérial Pâté avec mon colloc et notre co-railbird Stéphane nous décidons de jouer un tournoi... Un bon gros donkament pour détilter, standard.
Notre choix se pose sur le 80$ de l'IP mais Guillaume Carron, photographe poker, nous persuade de le rejoindre sur le 135$ du Rio. Un tournoi (aux) WSOP, notre premier, why not? Nous partons dont au Rio faire "comme les grands"
et là aussi on ne sera pas déçus.
J'ai connu des freerolls .fr avec plus de skill, de profondeur et d'intérêt que celui-ci. Ironie du sort, je suis assis à la gauche de Guillaume (!) sur plus de 25 tables... Et pour que le vice soit complet dans la capitale du même nom, il sera mon futur bourreau !
La partie commence comme toutes les autres, c'est à dire mal. Pas de spot, pas de carte, et les 5.000 jetons filent vite aux blinds 25/50. On tente des flushmine, setmine et autres nawakmine, mais rien qui touche.
Vient le spot pour passer au bloc supérieur avec A7s que je relance sur le turn d'un board 4587. C'est suivi par un joueur sur les 4 en jeux et le pot est déjà sympathique. River 9 avec flush draw qui rentre (mais pas le mien, obv) donc je prend une pause avant de check pour espérer voir les cartes adverses gratuitement. Ca fonctionne, il check back avec 7-9 et c'est encore un ptit 6 outer qui rentre gentiment pour me faire passer à 20bb+ à 10 minutes du niveau suivant.
Pendant que Guillaume encaisse pot sur pot avec top pair (pour ce que j'en vois) je reçois (enfin) ppJ mais UTG, what else... Raise à 275, callé, sur-relancé, overcallé et la parole me revient pour que je puisse Snap shove. Oups, Guillaume n'a pas parlé et le voilà qui décide de push !!! Bon bah obv fold, mais si je jette me voilà à 14bb dans quelques coups de carte. Donc on prend la mauvaise décision, call pour chatte, et derrière ça part aussi à tapis pour les deux autres joueurs dans le coup. Ces derniers retournent AK (why not) et ... pp2 (LOL) mais chez Guillaume obv QQ et Modjo saute de son premier MTT au 2ème niveau après un baby-board. 100% skills !
Guillaume va monter à genre 10 fois l'average avant de se faire exploser avec AQs qui floppe la flush max (full turn, bah ué) et se faire sortir avant l'ITM, raison de plus de ne rien regretter pour le call avec mes Jacks .
Du côté de SniperPros c'est encore plus fun : ppA écrabouillée préflop, j'arrive à sa table juste à temps pour voir JJ et KK en face, turn J river K looooooooooool ! Stéphane lui se finira avec 78s, il raise bouton, un espèce de blondinet débile raise juste en dessous de son tapis et tank une plombe pour rajouter 10% sur le shove de Stéphane hahahaha ! A7 off et merci au revoir.
On aura quand même eu droit à une bière gratos et notre belle carte de WSOP player ? Ca le fait non?
Osef, next !!!!!
On célèbrera notre chatte commune avec un bon gros burger du JohnnyRockets et un autre fabulous milkshake avant d'aller se pieuter en maudissant les donkaments. Perso c'était mon premier et mon dernier, totalement vacciné de mettre 100$+ dans cette daube, même si j'envisage de détilter sur des 50$+ un de ces quatre, par exple en shovant toutes les mains ou en jouant le mtt in the dark....
Say no to drugs, sex & rock'n roll !
Bon d'accord, tout ça manque de drogue, de sexe et de bon poker, mais bon perso j'ai déjà fait 10 fois le tour de la question (thin brag je sais) et kiffer les WSOP vus du rail, rencontrer x gens que je ne connaissais pas ou revoir les potos perdus de vue suffit pour l'instant à mon bonheur ! Puis si vous êtes pas content, vous n'avez qu'à ramener votre fion ici et me montrer ce que vous savez faire (thin tilt).
Il fait chaud, on est mort, mais j'ai encore plein de trucs à vous raconter : la rencontre avec Elie Payan et sa Ford Camaro sortie de l'enfer, le rail de Naazim au Venetian avec les sharks français, une epic session aux machines de video poker et bien sûr la TF d'ElkY vue du rail !!!
D'ici là portez vous bien, de notre côté on essaie de se concentrer pour tenter d'éviter de continuer à perdre les billets de 100$ qui filent plus vite que je n'arrive à les compter. Les bankrolls de broke, peuvent elles aussi s'avérer très "courtes" à Vegas !!!
Enfin, comme le titre de billet le suggère, il paraît que plus c'est court, plus c'est bon ! Quoi ? C'est pas ça ?? Osef, next !!
La bonne blague de Guillaume Darcourt
Blog Vegas v2.0.11 : A l'assaut des ombres du Rio
Déjà trois nuits à Vegas, ou peut-être bien à peine trois nuits à Vegas... Sin City a commencé à commencé à grignoter nos neurones. la chaleur implacable et le bruit incessant de la ville, des gling-glings des machines à sous au trafic incessant en passant au par les cliquetis des jetons dans l'Amazon Room, notre capital intelectuel s'amenuise minute par minute tel un sablier géant se vidant aussi sûrement que les millions de margaritas et autres bières domestiques avalées par les millions de gorges qui peuplent la ville.
Et pourtant, il faut bien s'y mettre et trouver le rythme parfait qui comptera les heures et les jours nous séparant de la quille, d'ici une bonne trentaine de jours. Nous n'en sommes pas là, à chaque jours sa peine et nous attaquons cette journée avec une fois de plus un agenda chargé et la ferme intention de dépenser chaque minute comme si c"était la dernière.
Sous la fourrure du SuperPanda
Premier arrêt sur notre itinéraire dominical, le Venetian où nous retrouvons Alexis Bouschiouane alias 'SuperPanda' et son coloc Nazim Guillaud alias 'Naazim' pour découvrir ces deux sharks du poker français dans leur nouvel aquarium.
Les deux français ont pris possession d'une chambre magnifique comme on pouvait s'y attendre, que vous découvrirez en vidéo très prochainement. Venus chercher le calme et le repos après une dizaine de jours épuisants, 'Naazim' et 'SuperPanda' doivent composer ce dimanche avec l'inévitable pool party dont la musique envahit les lieux malgré les 24 étages de surplomb.
Après avoir répondu avec un calme olympien à nos nombreuses questions, 'SuperPanda'nous laisse filer vers le Rio où nous retrouverons notre ami Stéphane Di Crescenzo alias 'xDarts06x' dont les textos alarmants sur l'état de son stack nous font hâter le pas.
Première expédition au Rio
A peine arrivé au Rio et déjà je croise fatalement quelques connaissances soit reporters soit joueurs, que j'ai plaisir à retrouver. Parmi eux, le serial killeur cashgameur australien Mark Vos qui vient tout juste sauter du tournoi de Razz. C'est assez drôle car la veille je racontais à 'Sniper' que si je le recroisais il ne se souviendrait probablement pas de cette folle soirée au Alpine Palace (l'hotel où se joue désormais l'EPT SnowFest) ou fin bourrés nous avions fini par une bataille de rue dans la neige à 4h du matin sur le balcon de sa suite... Effectivement le rouquin Mark n'a que de vagues souvenirs de cette murge mémorables mais tout lui revient lorsque j'évoque avec lui ces souvenirs communs.
Stéphane 'Darts' est pour sa part engagé dans l'Event #45 à 1.000$ pour lequel il a remporté un package au terme du championnat de son club online de l'Olympique Poker Team. Malheureusement nous ne pourrons le suivre que quelques minutes car complètement card dead il engagera son tapis au troisième niveau avec une double-paire au turn crushée par la quintNoue flopée adverse sur un board 5696... Quand ça veut pas.
Nous faisons aussi un rapide tour du Rio, le temps de récupérer nos badges presse et de saluer Seth Palansky du service presse avec qui nous prenons rendez-vous pour un interview qui nous permettra de suivre un des personnages de l'ombre les plus importants des WSOP, sans qui la couverture média du plus grand tournoi de poker du monde ne serait sûrement pas ce qu'elle est.
Un Frenchie en TF, les sharks sur le rail
Dans l'Amazon Room se déroule la fin du championnat du monde de PLO où il reste un Français : Tristan Clémençon qui résiste en shortstack alors que la bulle de l'argent a éclaté. Là aussi nous ne lui porterons pas spécialement chance, 'SuperRoger' sautant peu après à tapis préflop avec QQJ2 pour quelques blinds contre AJ9X. Ca ne tient pas et Tristan se "contentera" de $32K, ratant de peu un palier à 9000$. Comme il le dira plus tard à ses collègues pros français présents dans l'Amazon : "qu'est-ce que j'allais faire, je vais pas attendre AAxx avec cinq blinds et demi..."
En parlant de pros français, ils sont venus en nombre pour soutenir Mathieu Jacqmin dans sa table finale du tournoi Shootout alors qu'il ne reste plus que 6 joueurs en course dont Alex Kravchenko.
Gabriel Nassif est le premier à s'accouder au rail, seul spectateur à applaudir à chaque pot du Français ! Mais le supporter solitaire sera vite renforcé par plusieurs pros français notamment Benjamin Pollak, Guillaume Cescut, Arnaud Esquevin, Joel Benzinou et Tristan Clémençon tout juste sorti du PLO.
Pour notre part nous admirerons l'excellente prestation de Jacqmin, agressif et tenace, qui malheureusement perdra pas mal d'allant en se faisant craquer une paire d'As sur une quinte affichée contre Kravchenko qui n'aura pas été le dernier des chattards sur ce coup-là !
Il est alors 21h30 et j'ai promis à Sniper, Samy, Darts et sa compagne Jenny de leur montrer le seul plan potable du Rio : le Voodoo Lounge.
Murge panoramique au Voodoo
On ne sera pas déçu. Bien que mon super plan consistant à arriver avant 22h pour ne pas payer l'entrée soit tombé à l'eau ("on ne fait plus ça' m'a sussuré la splendide créature à l'entrée), 60$ et deux invites plus tard nous voilà tous les cinq en train de profiter du plus beau panorama de Vegas By Night alors qu'il n'y a encore que quelques clients dans la boîte.
Pour rappel, le Voodoo est installé sur le Belvedere du Rio, c'est-à-dire au sommet de l'Hotel, avec une large partie du club sur terrasse extérieure avec vue plongeante à 300° sur le Strip et tous les environs. Rien à voir avec la vue, par exemple, de la Stratosphère qui est superbe aussi mais dans l'alignement du Strip alors que là on voit tous les hôtels en panorama. Seuls deux sont cachés, la Stratosphère justement, et le Louxor dont on ne voit que l'imperturbable laser pointer dans le ciel de Vegas.
La DJette blonde envoie du lourd dès que la piste de danse commence à se remplir et on va faire les fous quelques heures en prenant l'air devant le spectacle son et lumière offert à nos sens.
Autre truc sympa au Voodoo c'est l'ambiance : ici les filles s'amusent et ne sont pas au travail, si vous voyez ce que je veux dire. Il y a même masse de jolie nanas par rapport au nombre de mecs, un autre bon côté pour assurer un ton sympa et léger à la soirée. Les tubes et les bières ou cocktails s'enchaînent et on passe un super moment comme à chaque fois que j'ai gravi les 51 étages pour m'encanailler au Voodoo... Si vous voulez un aperçu, voire ma vidéo tournée en 2010 qui reste en grande partie d'actualité à quelques détails près.
De retour au Rio nous croisons les journalistes PokerNews en charge du tournoi Limit venant en sens inverse, signe que tout s'est accéléré et que le tournoi est terminé. Notre bande de pros français est là et nous apprend que Jacqmin a terminé troisième. Dommage pour lui qui avait déjà atteint cette place ici-même il y a deux ans, mais une belle perf et un prestation sans tâche, respect Mr Mathieu !
Le Sniper doit se réveiller
Pour nous il est l'heure de regagner nos pénates après une nouvelle journée encore bien remplie après avoir papoté avec quelques collègues reporters perdus de vue depuis quelques mois.
Ce lundi c'est donc repos mais pas que, nous sommes en effet tombés sur Elie Payan au Rio et avons prévu de nous retrouver aujourd'hui pour un interview vidéo du troisième bracelet WSOP français de cet été (pour l'instant!).
Nous irons aussi rail le 10.000$ 6-max qui devrait être un tournoi magnifique, dernier championnat du monde avant le Main Event où on retrouvera notamment 'SuperPanda' pour qui sait pourquoi pas une nouvelle perf ?
Enfin, tout ça bien sûr si Sniper se réveille un jour, mais ça c'est vraiment plus du coin flip au niveau des probas, car certes il est vraiment mignon, mais c'est clairement un gros, gros, GROS dormeur ^^
Tchuss all et à bienôt pour la suite de nos aventures !



















































